Le Congo, un pays qui mérite l’alternance – Pointe-Noire, Brazzaville, des villes qui méritent l’alternance …aussi.
François Bayrou disait : « La vérité que recherche la démocratie n’est pas l’extinction des opinions, ni du débat. Cette vérité est plus modeste : il s’agit d’établir des faits, à partir desquels se construiront les opinions. »
En démocratie le pouvoir souverain appartient au peuple des citoyens, celui-ci doit être informé véritablement afin que chacun puisse se forger un jugement lucide et se prononcer en toute conscience. Privilégier le succès électoral à court terme en disant aux citoyens ce qu’il leur est agréable d’entendre plutôt que la vérité sur la situation et les contraintes à affronter pour l’améliorer, est un manquement grave à l’obligation première de tout acteur politique dont le devoir est d’agir pour que la démocratie s’exerce pleinement, sainement, et de façon apaisée.
Nous savons toutes et tous que l’essentiel de l’exercice démocratique devrait être consacré à éclairer le peuple congolais souverain avant qu’il ne prenne sa décision ; et voilà que c’est le contraire qui est devenu la règle au Congo. L’essentiel de l’exercice démocratique consiste désormais à hypnotiser le peuple congolais souverain qu’on a plongé en dépendance, qu’on a hypnotisé par tous les moyens disponibles, par la séduction, le mensonge, la dissimulation, la manipulation ou l’excitation de ses passions primaires (tribalismes-peur de l’autre), pour qu’il appose, les yeux clos et noyés, sa signature sur le chèque en blanc que l’on attend de lui. Où qu’il descende dans la rue prendre les armes pour défendre « son régime, son clan au pouvoir (cas du 4 mars 2012)», alors même que ce dernier croupit sous la misère en premier.
Je ne sais pas si on peut gagner en disant la vérité au Congolais, mais je suis certain qu’on ne peut pas gouverner si on ne l’a pas dite. Alors il est vrai que les populations sont plus ou moins complices de la durée de ce régime au pouvoir, par ses pratiques, son attentisme, son laisser-aller.
Au lieu de privilégier le résultat électoral à court terme, comme le font les partis majoritaires au Congo, il faut désormais que soit privilégiée l’adhésion au projet à long terme. El il n’y aura d’adhésion au projet que si la vérité de la situation et de ses contraintes est connue des citoyens… La vérité connue des citoyens dans tous les domaines où le réel impose son évidence et ses lois, telle est la clé de la mobilisation du pays. Malheureusement dans notre pays la vie publique telle qu’elle est conduite aujourd’hui ne permet pas que ces conditions soient réunies. Il existe bien une majorité réformiste, jeunes, intellectuelles, lettrés, actives, modernes, mais elle est interdite d’existence : elle est bannie, elle est proscrite, on n’a pas le droit de parler ; encore moins a-t-elle le droit de se réunir, de la susciter.
Pourquoi notre système politique génère-t-il une telle stérilisation de la vie démocratique et sommes-nous contraints à assister au triomphe des menteurs, des marchands d’illusions, des débiteurs de fausses promesses au Congo ? A chaque élection, déjà pipée d’avance, les mêmes pratique anti-démocratiques se répètent et favorises l’élection ou la réélection des uns et des autres, dont leurs seuls armes est de coller aux demandes matérielles des populations (tournoi, maillots, t-shirts, actions, argent, etc, etc), étant donné que l’état à faillit à ses obligations régaliennes ?
Les Maires ne sont pas élus, donc, ne se sentent pas comptables de leurs bilans médiocres à tous les niveaux ! Alors que nous pensons que ces derniers sont les premiers maillons pour éradiquer la pauvreté dans nos villes, pour réduire drastiquement le chômage dans nos villes. Mais nous assistons au contraire : enrichissement illicites, utilisation personnel des moyens de l’état.
La pratique de l’ostracisme au plus haut niveau de l’échelle du pouvoir bloc toute issue pacifique de l’alternance au Congo. La crainte de se voir revenir à son état initiale, le vrai, c’est-à-dire la pauvreté, car rien de ce qu’ils ont amassés n’est le fruit de leurs labeurs, font qu’ils se regroupent pour pas que le « pouvoir de ne leur échappe ». Alors tous les moyens sont bons : militarisation accélérés, armement jusqu’aux dents, tyrannie en douceur, chantage, intimidation en douce, paupérisation des masses incrédules.
Combien de temps encore cela va durer … ?
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