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Leader Politique - Foryblan Dash BAKOULA. K

Le Congo-Brazzaville, une économie au bord du précipice

27 Octobre 2013 , Rédigé par Son Excéllence Foryblan Dash BAKOULA, Chargé de Mission, Travail, Emploi, Formation professionnelle, dialogue social, entrepeneuriat.

Au quotidien, les Congolais sont surtout préoccupés par le chômage endémique de leurs enfants, parfois et surtout diplômés de qualité, la vie chère, l'inflation qui ne cesse de grimper. Dans un pays d’à peine…3.5 à 4 millions d’habitants…

Si le taux officiel tourne autour de 10 %, la hausse réelle des prix dépasse 75 %. Et d’abord sur tous les produits de premières nécessités (alimentaires et non-alimentaire). Le prix du pain a tellement augmenté, 50 % en 10 ans, que les Congolais se mettent à faire l’impasse sur le pain dans leur alimentation…

La crise d’avec nos voisins qui ont fait Dénis Sassou-Nguesso en 1997, et qui lui envoient des signes comme quoi il est, et il sera lâché s’il veut conquérir à nouveau le pouvoir par la force dans son pays (ne pas compter sur eux…Tchad, Angola), alors, ils se rallient à la Séléka, un réel danger dont ils ne maîtrisent pas les contours, le clientélisme et la corruption alimentent depuis des mois la grogne sociale au sein des populations congolaises. Confrontée à une popularité en berne dans toutes les strates, couches des populations congolaises, ils s’entêtent en croyant en son armée des FAC et ses services de renseignements qui ne savent renseignés que sur les congolais, les journalistes…

Le gouvernement congolais n'a pas de stratégie économique

Sur le front économique, pour ce petit pays immensément riche de seulement 4 millions d’habitants, les critiques fusent sur le manque de réformes structurelles, sur une croissance trop dépendante des matières premières, artificielle en tous points, sur les multiples mesures de contrôle des opposants, de constructeurs, d’entravent économiques si l’on ne s’appellent pas Sassou-Nguesso si l’on veut entreprendre au Congo, mises en place par l'équipe Sassou-Nguesso depuis 45 ans, et qui brident l'économie congolaise.

Le gouvernement congolais n'a pas de stratégie, il prend des mesures restrictives pour ne favoriser que les siens, les étrangers à sa solde. En résumé, la sonnette d'alarme, c'est le déficit courant, c'est-à-dire le déficit commercial de notre économie, et de sa dette nouvelle envers les pays d’Asie.

Le cycle «vertueux» de l'économie rentière de notre beau Congo-Brazzaville - des prix élevés des matières premières tirés par la demande chinoise, la demande occidentale, du boom des exportations du bois, - va se retourné à moyen ou long-terme sans stratégie réelle, solide économique.

La croissance est purement artificielle, car en termes d’emplois : c’est nul + nul.

Le PIB artificielle a progressé en 2012. Notre économie n’est aucunement compétitive, car les entreprises sont sur des marchés non porteurs (import/export pour l’essentiel !). Le pays n’est pas compétitif, car toutes les « major pétrolières » ne sont là que le temps que coule encore le pétrole !

Tout se fait en liquide, paiement, transfert, etc. Pour enrayer les sorties de capitaux et limiter le déficit commercial, le gouvernement congolais n’impose aucun strict contrôle des changes, le gouvernement congolais ne multiplie pas les freins aux importations, et ne taxe quasiment pas les importations pour récupérer des FCFA.

Aucune politique d’offre économique pour absorber la demande en emplois ! Jusqu'où ira cette fuite en avant ?

Il n’y a pas de points positifs dans cette gestion « amateuriste » du Congo, le pays a ouvert une dette extérieure en Asie. Sachant que la croissance artificielle du pays, après un sursaut en 2013, attribué aux bons cours pétroliers, va ralentir l'an prochain, et dans l’avenir, car l’Amérique va en finir avec sa dépendance, grâce au gaz de schiste et ses réserves de pétroles au Texas, la Chine va faire pareil, la France y travail, selon les dernières prévisions du FMI.

Il faut vraiment un choc dans ce pays dans la gestion, son personnel politique, administratif !

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