ORIENTONS MIEUX NOS DEPENSES PUBLIQUES AU CONGO-BRAZZAVILLE
Avec un budget en constante augmentation d'année en année, le Congo n'arrive toujours pas à devenir un pays émergent, à bien nourrir sa population, à donner un travail pérenne et de qualité à ses populations....et j'en passe des meilleurs.
Selon un compte rendu du conseil des ministres au mois de septembre, le projet de budget pour l'exercice 2013 a été arrêté en recettes à la somme de 4.091.197.000.000 FCFA, et en dépenses à la somme de 3.035.000.000.000 FCFA. Ce qui fait de ce budget, une fois voté, le plus important budget que le Congo n'ait jamais connu depuis son accession à l' indépendance en 1960. Avec un excédent budgétaire prévisionnel de 1.056,1 milliards FCFA.
Il est donc bon de savoir comment notre dépense publique se flèchent...
Nous savons que les dépenses publiques sont l’ensemble des dépenses réalisées par les administrations publiques. Leur financement est assuré par les recettes publiques (impôts, taxes, et cotisations sociales).
Mal définie au Congo-Brazzaville, au point ou, les organisations internationales viennnent indiquer à ces ministères, gouvernants, comment orienter cette dépense..! UN COMBLE!
"Un atelier de finalisation des programmes d’action prioritaires et les cadres des dépenses à moyen terme, se tient depuis le 21 octobre à Brazzaville, en vue de permettre aux ministères sociaux d’améliorer la programmation et la budgétisation des dépenses publiques en faveur des plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants, selon un communiqué de presse de l’UNICEF parvenu à l’ACI. Organisé par le ministère de l’économie, du plan, du portefeuille public et de l’économie en partenariat avec l’UNICEF, cet atelier va prendre fin le 26 octobre prochain. L’appui technique de l’UNICEF va permettre aux cadres des ministères des secteurs sociaux, notamment la santé, l’enseignement primaire, secondaire et l’alphabétisation, les affaires sociales ainsi que la promotion de la femme et l’hydraulique, de renforcer les capacités des ministères afin de mieux prioriser leurs actions, orienter l’utilisation des ressources disponibles et renforcer leur pouvoir de négociation auprès du ministère du plan et des finances. " source : Journaldebrazza.com
Alors que dans le même temps, le budget 2013 prévoit des dépenses d'investissement fiancées, en 2013, à hauteur de 17.775 milliards de FCFA ! Que la majeur partie de cet investissement irait aux infrastructures de base. Que le deuxième poste de dépense d'investissement, en 2013, au Congo-Brazzaville sera le "sous" secteur éducation, dans sa composante éducation de base et formation professionnelle (une vaste blague).
L'effort d'amélioration des soins de santé se poursuivra (d'après sassou et Ibovi), de même que seront poursuivis les investissements dans le secteur de l'énergie.
Nous savons aussi que ce projet de budget est en hausse de 156.197.000.000 FCFA par rapport au budget rectifié 2012 qui se chiffrait à 3.935 milliards de FCFA.
L'on voit bien que nous sommes hors sol dans la gestion de ce pays de seulement....3.5 millions d'habitants..., de 3420000 km²....
Quand nous nous penchons sur l'évolution des dépenses publiques depuis 30 ans au Congo-Brazzaville, nous pouvons le voir toutes et tous, qu'elle est quasiment nulle dans les faits. Aucuns chiffres de la comptabilité nationale. Les budgets, les uns par rapport aux autres, année après année, sanctuarises, cites les postes de dépenses et recettes, mais qui ne se traduisent jamais concrètement, sauf dans les poches des ministres et autres membres de l’administration congolaise clanique et tribale. Sous lissouba comme sous sassou I & II.
Une tendance nouvelle depuis 1990
Il faut avoir à l’esprit que nous n'avons pas une longue tradition de dépenses publiques au Congo-Brazzaville, donc pas du tout comparable aux pays occidentaux qui connaissent ce phénomène depuis le 19è siècle. Mais depuis la mort de Marien Ngouabi, le pseudo abandon du communisme au profit du capitalisme et du libéralisme, avec l'avènement du sassou I, l'argent public n'a pas cesser d’enrichir les membres du PCT et autres satellites.
Ainsi, notre ratio Dépenses publiques/ PIB est souvent quasi nul voir en négatif !
Mais alors : Dépense publique congolaise, où es-tu ?
Les gouvernements congolais doivent accroitre les efforts pour augmenter la dépense publique jusqu'en 2030, voire 2050. Car notre population sera décuplé, triplé, et donc, les besoins seront énormes. Il faut donc les prévoir..: donc gouverner avec une vison à long-terme, c'est-à-dire le contraire de ce qui se fait depuis 1980 au Congo. Pour bien comprendre ce que cela implique, nous allons ensemble les passées au crible.
La dépense publique est quasiment nulle au Congo, car elle est tout bonnement détournée. A cela, il faut ajouté des à-coups conjoncturels et des décisions discrétionnaires de politiques publiques dans cette dynamique.
Une autre façon de regarder la question est de regarder la localisation de la dépense publique, toujours sur la base des données de la comptabilité nationale congolaise, soit par gouvernance, soit par fonction.
Analyse par gouvernance : État, CNSS, Régions, Départements
Nous devons regardé d'abord les données par gouvernance, en analysant les évolutions portant sur les grandes administrations publiques : État et ses opérateurs, collectivités locales et Sécurité Sociale.
Analyse par fonction : santé, protection sociale, éducation, défense…
Il nous faudra regardé l'évolution par fonction en utilisant la classification des fonctions des administrations publiques. Les dépenses de santé et de protection sociale des congolais, sociale, éducation.
Ces deux analyses simples permettront de localiser la dynamique des dépenses dans notre pays désormais solidement tourné vers la préparation de l'avenir des congolais.
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