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Leader Politique - Foryblan Dash BAKOULA. K

Dénis Sassou-Nguesso, le président "Tout Va Bien"

12 Août 2014 , Rédigé par Son Excéllence Foryblan Dash BAKOULA, Chargé de Mission, Travail, Emploi, Formation professionnelle, dialogue social, entrepeneuriat.

Pour Dénis Sassou-Nguesso et son entourage, son système, tout va très bien au Congo, le Congo-Brazzaville est un pays beau pays, la croissance est là les crises profonde de la société congolaise s'estompent. Amusant, non?

Ce président de la république a le don et la faculté de faire des phrases creuses. On en retient rien parce qu' il n'y a rien à retenir. Il récite, lit du texte rédiger par ses conseillers, ses enfants, débites des chiffres, des plans, des projets dont il n'a même pas le suivi, encore moins la maîtrise dans l'avancement. Il ne peut d'ailleurs pas l'étayer. Du vent et un air bonhomme. Tout va très bien dans leurs monde. Il est un président Tout Va Bien. Et le pire, c'est qu'il ne le fait pas exprès. Ses stratèges lui disent : on ne dit rien, on tient la longueur, on ne prend aucun risque. Dans cette pseudo stratégie mortifère c'est le Congo qui est perdant.

A aucun moment lors de son interview, ce dernier n'a eu la lucidité et l’honnêteté de dire sa position profonde, l'état réel du pays dont il n'arrive pas à gérer et favoriser l'essor sur tous les plans.

Son discours de ce12 Août 2014 devant le parlement est en tous points a-hu-ri-ssant! Alors que le consensus sur l'état réel et calamiteux du pays est enfin général, sur le fait qu'il doit avouer son échec et son amateurisme depuis trente cinq ans à la tête de ce pays, et alors que les congolais attendaient qu'ils disent enfin sa vérité sur sa vraie position pour son départ, lui et les siens en 2016, alors que le pays se meurt de son chômage endémique, de la corruption, de l'absence d’effort, de imméritée, du tribalisme, de réelle vision, stratégie et méthode pour favoriser son essor, le président, lui n'a comme réponse au désarroi de ce peuple, que des slogans, des promesses, de la récitation de texte, de chiffres creux! Mais qui conseille ce monsieur!? Lis t-il la presse, écoute il les avis divergents qui mettent les pieds dans le plats?! Même s'ils fâchent?!

A la fin de ce cinéma médiocre, devant un parlements de vassales, des potiches, tout comme le sont toutes les institutiosn du Congo actuellement, méthode Coué. Tout Va Bien, encore, il ne s'est en fait rien passé. Nous en sommes toutes et tous si-dé-ré!

Le président nous a rappelés que Tout Va Bien au Congo, dans Son Congo, dans Leurs Congo, il fait bon, l'air est doux, les fleurs bien en place, les tapis bien propres, le trésor paie sans compter ni regarder. On croyait que notre pays prenait l'eau, mais non! Le président l'a dit! Tout va aller mieux très bientôt. Ah bon, il l'avait déjà dit l'année dernière ? Alors, c'est que cela ne devrait plus tarder. Étrange présidence en apesanteur. Car les congolais regardant le discours, ou lisons le discours, attendent qu'il se passe quelque chose, mais il ne se passe rien, il ne s'est rien passé.

Que l'on ne s'y trompe pas. Cette apparence de lévitation ne cache pas une maîtrise des évènements telle qu'il ne serait pas nécessaire de faire comprendre qu'on a la situation en main : cette apparence de lévitation cache une lévitation. Les politiciens des Lumières disaient autrefois : "Il faut toujours se méfier de la première impression...car c'est la bonne". Il suffit de voir comment son traités les congolais qui n’appartiennent pas à la caste, à l abonne ethnie, à la bonne région, au bons départements, pour comprendre que ce n'est pas sous ce gouvernement, encore moins sous ce pouvoir, père, fils, oncle, fille, neveu, cousins, qu'on réformera le Congo, ni favoriser son essor, sauf le leurs. La novlangue, ou langue de vois sassouiste, nguessoiste tourne à plein régime, orchestré par la fille et autres dans la coulisse pour façonner du creux, de la vacuité. Les usines à gaz, les éléphants blancs jonchent ce pouvoir, ce régime. Ils sabotent tout ce qu'ils prétendent construire! De vrais pompiers-pyromanes. Ils conduisent le pays de plus en plus vers la dérive vers les côte rocheuses de la faillite.

Le président Dénis Sassou-Nguesso a ce côté très déprimant des gens qui sourient quand tout va mal, alors qu'ils savent que tout va mal et qu'ils en sont pour partie responsables, des gens qui sont contents de n'avoir aucun goût, de vivre en dehors de tout art, de toute transcendance, de toute création, ou de toute altitude, qui se contentent d'une bonhomie basée sur rien, une bonhomie autosuffisante, nourrie par elle-même, masquant une ambition et une dureté sèche, inutiles et égoïstes. Derrière ses grands airs et ses petits sourire, le chef de l'état ne croit pas un seul mot de ce qu'il raconte, il ne pourrait d'ailleurs pas l'expliquer ni le défendre en débat de tête-à-tête, il se moque absolument des concepts qu'il brandit pour manipuler les âmes faibles, affamés, avide de réussite facile, d'argent facile, il veut se maintenir là, parce que craignant sa fin, et les autres aussi, craignant la fin. Alors même si c'est pour présider une république à terre, ils veulent couler le pays. Mais peine perdue.

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