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Leader Politique - Foryblan Dash BAKOULA. K

Il n'y a pas de vent favorable à qui ne sait pas où il va!

31 Août 2014 , Rédigé par Son Excéllence Foryblan Dash BAKOULA, Chargé de Mission, Travail, Emploi, Formation professionnelle, dialogue social, entrepeneuriat.

In God We Trust.

Le Congo a plus que jamais besoin d'une nouvelle génération qui parle clairement! Et qui porte une vision novatrice et tonitruante pour l'essor du pays!

Au-delà de leurs apparitions tonitruantes – j’ai été comme beaucoup éberlué par sa conférence de presse sur face à la diaspora récemment à Clichy la Garenne en Région Parisienne par Mathias Ndzon – la pseudo opposition "modérée/radicale", dite de l'intérieur, est symptomatique d’une méprise fondamentale des populations congolaises, des expatriés de la diaspora, ces vieux qui n'y connaissent rien à la politique et au de l'opposition, mais aussi de l’Etat au XXIe siècle. Monsieur Mathias Ndzon, proclamant son pragmatisme absolu, dénonçant au passage le système auquel il veut lui même y re-participer encore( car il a vite fait d'oublier qu'il a été déjà à la mangéoire), il a au contraire symbolisé un réel dogmatisme, un anachronisme indescriptible, tant il est hideux!

Nous l'avons toujours dit à Génération Tangible, la pseudo opposition congolaise, dite de l'intérieur, n'est pas crédible pour porter le Congo vers des cimes, en tous points! Le Congo auquel nous travaillons, nous aspirons, ils n'en font pas parti. Dépassés de partout. Sujet et débat clos!

Les chiffres de croissance artificielle congolaise, d’emploi, d’investissements étrangers sont malheureusement le témoignage d’un échec cuisant de la non-politique menée par sassou et ses équipes. C’est un des chantiers fondamentaux pour Génération Tangible : réconcilier les Congolais avec leur économie et redonner à l’Etat sa crédibilité et la confiance aux Congolais.

Sur la mission de l’Etat – c’est d’un Etat entrepreneur dont nous avons besoin pour l'essor du pays. A l’opposé d’un laisser-faire absolu qui stimule les inégalités et encourage le court-termisme comme c'est le cas actuellement. Mais également à l’opposé d’un Etat stratège : comment imaginer en effet que dans un monde évoluant de plus en vite, l’Etat aurait les moyens de comprendre aussi vite que les acteurs concernés – les entreprises, les salariés, les ONG – les évolutions, voire les anticiper ? A l’opposé aussi, évidemment, d’un Etat industriel, qui est souvent la tentation de l’Etat stratège – « appliquons nos préconisations et faisons-le nous-mêmes puisque les entreprises ne suivent pas toujours » – et pour cause, puisqu’il n’a ni les capacités humaines ni la réactivité pour anticiper les évolutions du monde économique. C’est d’un Etat entrepreneur dont nous avons besoin, un Etat qui se concentre sur ses forces – sources d’efficacité et de réussite –, qui remplit ses missions essentielles et les remplit bien – source de motivation de ses agents – on pense ici en premier lieu à l’Education. Parent pauvre des non-politiques de Dénis Sassou-Nguesso! Un Etat entrepreneur qui est la force qui agit pour le bien commun : en créant un rapport de force favorable dans le vivre ensemble entres les différentes tribus du Congo, dans la création d'une vraie Nation et une cohésion paisible : un Etat entrepreneur qui investit dans les infrastructures pour que les autres acteurs réussissent et fassent croître le pays et l’emploi. Or nous ne sommes toujours pas au rendez-vous, car Jean-Jacques Bouya engloutit à ses fins personnels, tout l'argent des Grands Travaux ! C’est cet Etat entrepreneur qu'il nous faut pour recouvrer notre autorité dans la sous-région: dans les domaines du digital, rattraper les retards face aux autres, ou sur le champ de la croissance durable et solide, pour enfin résorber cette endémie qui mine notre société et nos populations qu’ait le chômage!

Sur l’action de l’Etat – l’Etat doit être celui qui crée les conditions pour que l’économie congolaise reprenne toute sa place comme autrefois et mieux encore!Nous voulons redynamiser l’industrie congolaise – et plus précisément de reconquérir la chaîne de création de valeur – c'est une évidence, d'autres pays africains ont bien montré le chemin. Pas comme le fait déni sassou-nguesso et ses équipes! Mais ce n’est pas d’un investisseur direct – qui a fait preuve de performances médiocres dans les trente dernières années – dont nous avons besoin, mais d’un investisseur qui miserait sur les investisseurs professionnels. En ce sens, nos propositions pour redynamiser notre économie de marché sont les plus prometteuses du plein emploi au Congo-Brazzaville grâce à la "Quatrième Voie". De la même manière, c’est une hérésie que presque plusieurs milliards d’argent public aillent chez des pays africains, voisins parfois – là où des investissements intelligents auraient probablement permis et favoriser l'entrée dans le marché du travail de nombreux congolais, et donc l'avancée du pays!

Sur la stratégie de l’Etat. Comme tout entrepreneur, ONG, salarié, on doit se concentrer sur ses forces, source de réussite et de satisfaction. La grande force de l’Etat, c’est l’immense chance de pouvoir réfléchir à long terme. Ce long terme qui est de moins en moins permis aux acteurs privés du fait des contraintes du financement, de la concurrence internationale, de la volatilité des situations sur les plans social (on pense au digital), géopolitique, économique. L’éducation, les infrastructures, voilà des chantiers où il est essentiel de penser long terme – et ce sont les chantiers les plus importants qui soient. Ce sont des investissements « financièrement » non rentables à cinq, dix, quinze ans, mais qui sont les plus rentables, dans tous les sens du terme, sur vingt, vingt-cinq, cinquante ans. C’est une hérésie – et probablement la grande bataille des systèmes dans les années à venir – que ce soient aujourd’hui des Etats autoritaires qui aient le monopole du long terme. Les démocraties doivent reconquérir ce terrain pour retrouver leur légitimité auprès de leurs populations et ne pas se laisser distancer. Plus que des actions ponctuelles, des paillettes médiatiques et des bilans invérifiables en termes de soi-disant emplois créées, c’est le long terme, la plus noble des batailles, que doit reconquérir l’Etat. C’est ainsi que, très rapidement, il pourrait reconquérir la confiance des Congolais, qui ne s’y tromperont pas.

Le tout n'est pas de savoir si l'on fera mieux ou moins bien que Dénis Sassou-Nguesso, le tout, c'est de retrouver la confiance des congolais.

Génération Tangible s’appuie sur l'opinion, osant avec audace et disons les choses nommément pour contrer les oppositions corporatistes, nous, dirigeants potentiels et futures d'un Congo fort et développé, devons avoir le courage de trouver le chemin du changement, d'en expliquer le sens et de convaincre. Un nouveau Congo, oui, mais avec un plan d'ensemble et une vision d'ensemble pour réorganiser efficacement la sphère publique, politique, économique et sociale. Réformer, mais sans idéologie, notamment le marché du travail et le système de retraite, la fonction publique. Enfin, conduire des politiques de compétitivité, en dotant le Congo d'entreprises solides, notamment en baissant la fiscalité et les cotisations sociales des entreprises comme nous l'avons déjà prescrit dans notre grand programme d'ensemble sur les 7/8 grands points "La Quatrième Voie". C'est l'ensemble de ces changements qui donneront la possibilité, dans les contraintes qui sont les nôtres aujourd'hui au Congo-Brazzaville, de protéger durablement nos peuples et avoir un niveau de vie digne d'un grand pays pétrolier, en combinant à moyen terme augmentation de la croissance durable et solide et réduction des inégalités construites par les Nguesso-Sassou et autres. Nous en avons déjà formuler la bonne programmation et le bon accompagnement, mais aussi le rythme et la méthode. Reste à être dans l'exercice pour exceller et réussir. Gageons que le système sassou, qui a faillit en tous points, laisse les choses aux suivants, donc, à nous, pour façonner.

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