Toute éducation est une éducation à la liberté! Efficacite avant tout dans le système éducatf congolais.
Le grand Think tank Génération Tangible fait ici un acte de foi dans l'école congolaise de l'après sassou et son système et de ce qu'elle peut devenir après tout ce système corrompu et amateur. La vision pour un système éducatif efficace au Congo-Brazzaville doit-être a un alliage d'énergie et d'une créativité raisonnées, qu'il nous faut mettre au service de l'élève congolais.
Avec une méthode attestée et vérifiée dans d'autres pays : repenser le système éducatif congolais de fond en comble, en s'appuyant sur les expériences réussies et sur les conclusions de la recherche. En commençant par l'école primaire, puis en montant les étages. A chaque palier, nous proposons des changements.
Notre seule obsession : la qualité de ce qui se passe dans la classe. L'école modèle la société de demain. Elle doit prôner une vision complète de l'enfant et le former aux valeurs humanistes, lui donner l'exemple de l'empathie, du respect d'autrui, de la culture du dialogue.
La maternelle doit avant tout être une école du langage, l'outil essentiel de communication avec les autres et avec soi. Elle doit faire la part belle à la pédagogie Montessori, fondée sur l'expérience et le jeu. Et doit offrir une première éducation aux valeurs comme l'empathie, cette capacité à porter attention à l'autre. C'est aussi dès ces premières années que les difficultés des enfants doivent être identifiées, avant qu'elles ne s'enkystent.
A l'école élémentaire, il ne faudrait utiliser que des méthodes d'apprentissage efficaces et éprouvées. Une affaire de bon sens. Syllabique. Les mécanismes d'acquisition de la lecture et de l'écriture sont désormais maîtrisés par les neurosciences, et ils doivent être enseignés dans les écoles de formation des professeurs que nous devront créées.
La question des refonte des bâtiments et de la dotation de nouvelles structures pour étudier, apprendre, va de soi. Les élèves doivent tous posséder un minimum de connaissances et de compétences, ce que nous appelons courant le socle commun de connaissance (calcul, écrit, lecture, parler). Socle commun de connaissance à l'aune duquel devraient se faire les évaluations nationales. Car celles-ci permettaient de repérer ceux qui s'écartent trop des résultats attendus. Pour mieux les aider, et non les stigmatiser. Il s'agira toujours de contrer l'échec scolaire qui fabrique les exclus du système et lutter contre le déterminisme social instaurer par le système sassou-nguesso.
Au collège, nous devons redéfinir le rôle du professeur. Dans la classe, où le travail devrait se faire en trois temps : Le temps magistral, le temps de l'interaction, le temps d'autonomie. L'élève doit faire sien le cours… en cours. Et le professeur doit s'assurer que les connaissances sont effectivement acquises. Mais que lui même soit aussi en amont, bien former. Entre collègues, ensuite, nous prônons d'autres pratiques : faire circuler les idées, travailler en commun, voire enseigner ensemble… L'excellence est toujours synonyme d'ouverture. Nous souhaitons aussi la création de maison des parents pour que ces derniers soient inclus dans la communauté éducative, dans laquelle comptera aussi le personnel administratif.
Enfin, pourquoi ne pas repenser la division même en classes ? Envisager un collège modulaire, un parcours plus personnalisé des élèves congolais, qui auraient à franchir une dizaine de paliers en français, en maths…en quatre ans ? Appliqué dans les pays scandinaves, ce principe fonctionne bien. Enfin, comme cela se fait dans les pays Nordiques en Europe, nous plaidons pour l'introduction de travaux manuels qui permettraient de valoriser la variété des talents des élèves.
Le lycée doit devenir un lieu d'initiative et de responsabilité, où les élèves développent l'esprit d'entreprise, notamment dans des ateliers, des jeux de rôle, voire en créant des juniors entreprises. Il s'agit de lutter contre cette inhibition de l'action qui nous fait tant de mal et qui empêche nos élèves de s'exprimer ou de prendre des risques. Avec un apprentissage au Numérique, à la programmation informatique dès le primaire.
Nous proposons de rééquilibrer les filières générales, techniques, introduire de l'apprentissage dès l'âge de 15 ans et appuyer les filières professionnelles. Quant au bac, pas question de le supprimer, mais bien de le revisiter, en le recentrant sur l'essentiel. Quelques épreuves-clé suffisent à déterminer le niveau de l'élève, comme le prouve la recherche en éducation.
A tous les niveaux enfin, le système éducatif congolais devra être piloté autrement, en faisant la part belle à l'autonomie. Celle-ci doit permettra aux établissements de recruter leurs propres équipes, d'obtenir des moyens supplémentaires sur la base de contrats d'objectifs de Moyens et de Gestion avec l’État, qui mobilisent les équipes. Mieux vaut une incitation forte qu'une obligation faible. Expérimenter, avant de généraliser, tel est notre règle d'or. Responsabiliser! L’efficacité avant tout!
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