La fin du système Sassou-Nguesso/PCT-RMP en 2021, occasion de rouvrir le chantier congolais
Comme beaucoup de nouveaux Leaders du Nouveau Congo de la Modernité bourgeoise, j'aime beaucoup nos villes, nos quartiers, nos territoires anémiés, ces paradis souvent sales et poussiéreux où le vent souffle sur une végétation sèche. J'aime l'antipathie des populations locales, qui marque leur fierté dans la misère la plus virulente depuis 1997. J'aime notre nourriture simple, saine et répétitive, le petit vin de "tsamba" frais servi en carafe de récupération avec des verres du Burkina et de l'époque des colons, les chaises en paille et les nappes en papier de nos restaurants. J'aime même la saleté et les odeurs nauséabondes de Pointe-Noire, Brazzaville, son laisser-aller et son atmosphère de violence et les "mabokés" accompagnés de bonnes bières fraiches ou de jus frais. Du Congo-Brazzaville, cauchemar depuis 1997, je ne garde que des souvenirs heureux avant cette année-là. La noblesse de mon pays le Congo-Brazzaville est dans les mémoires, dans la littérature, la peinture, dans les livres d'histoire et dans les exposés sous verre dans les musées du monde entier (Exposition Parisienne de "PASSION CONGO"). Elle est sur les rivages de nos océans, sur la mer, sur l'or du soleil qui s'y reflète, au calme lointain et spartiate de maisons identiques qui forment ces paysages que tout le monde connaît. Voilà ma perception de fils du pays, né et grandit là-bas.
Des tas de congolais se bornent à répéter que " le système Sassou-Nguesso et le PCT/RMP n'ont qu'à rester là, tant ils ont construit le pays et sont les garants de la paix" et qu'à ce titre il devrait rester à la tête du pays en y installons même une sorte de Monarchie clanique, ethnique, quoi qu'il en coûte. Comme si le Congo-Brazzaville avait réellement quelque chose à voir avec la démocratie, le développement économique, sociale, politique au regard de ce qui s'y fait depuis 1997, comme tous les programmes politiques soumis aux congolais, ont été bâtis par-dessus le peuple congolais souverain par une classe dirigeante qui croyait en son rêve d'enrichissement illicite plus que leurs prédécesseurs de l'UPADS. Les nouveaux dirigeants du Congo-Brazzaville d'après guerre savaient que l'État n'existait plus au moment même ou ils prirent le pouvoir en récompensons d'ailleurs tous les "seigneurs de guerre" par une séries de pillages sans précédents aucun dans ce pays. Avec des guerriers-ministres qui n'avaient jamais exercés professionnellement de leurs vie, à l'image des Okombi-Sallisa, Bouya, Chrystel Dénis, cLAUDIA, eDGARD, Ngouolondélé, Oba Pierre, Denis Sassou-Nguesso, Adada, Moussa Pierre, Ngolo Pierre, Ayessa, NDenguet, Obara, Okemba Jean-Dominique, Nstourou, Fila de Saint-Eudes Nick et Frères, et biens d'autres encore. Ils savaient pertinemment que se collectait difficilement l'impôt et qu'ils truquaient les comptes pour mieux s'enrichir tous collectivement impunément, mais ils ont pensé que le système allait produire une sorte d'effet d'entraînement, apportant par magie la rigueur administrative, la responsabilité politique, le civisme, enfin tout ce qu'il faut pour faire un pays comme ce que nous voyons dans les pays Anglo-saxons ou les pays Nordiques rigoristes d'Europe. S'exemptant des réformes structurelles dont le pays réclamaient au sortir de ce chaos pour se développer ! Les "Seigneurs de guerre victorieux de 1997 puis du coup d'état constitutionnel de 2016 avec l'aide des pseudos opposants, Ndzon, Miérasa, Munari, Parfait Kolélas et d'autres," n'ont pas fait les réformes qu'ils n'avaient de toute façon que vaguement promises lors de la longue transition de sept ans puis dans la Nouvelle Espérance et aujourd'hui le Chemin d'Avenir, mais se sont servis de la solidarité des occidentaux et de la solidité de l'économie rentière pétrolière du Congo-Brazzaville pour emprunter au-dessus de leurs moyens et donc ré-endetter les congolais pour des années encore auprès de la Chine et des asiatiques (soit à peu près 20Millions de FCFA/congolais à rembourser). Les voilà aujourd'hui coincer avec leurs stratégie de navigation à vue et d'effets de manches, car les budgets ne cesses de baisser à présent, tant les cours du pétrole dégringolent....nous n'avons pas une économie et un état au Congo-Brazzaville. Encore une fois, les "seigneurs de guerres de 19997 qui dirigent le Congo-Brazzaville" ont manqué le rendez-vous avec l'histoire de ce pays, à force de vouloir inutilement tout alourdir, d'être opaque et sans légitimité forte à tous les postes, ils sont en train de se désagréger.
On peut objecter qu'il en va de l'avenir de nos populations, du pays, de la paix et de la stabilité dans la sous-région comme naguère de l'URSS dont on disait que si ça ne marchait pas, c'est qu'il en fallait plus et que ça finirait bien par marcher un jour à force d'en rajouter, raisonnement, il est vrai, un peu fou. Il ne faut pas plus de Nguesso-Sassou ou de PCT/RMP à ma tête de ce pays, encore moins un rejeton du système comme nous en voyons beaucoup actuellement, il faut en finir avec ce vieux Congo-Brazzaville-là et, de ce point de vue, la fin du régime et du système en 2016 peut marquer le début d'une nouvelle séquence pour tous les fils et filles du Congo-Brazzaville. Cela fait des années que mon pays enfante des génies et regorge des merveilles. Nous sommes un grand pays, un grand peuple dans la sous-région, en Afrique et dans ce monde. Or, aujourd'hui au Congo-Brazzaville, nous dormons debout et l'élite de notre jeunesse émigre vers des terres plus prometteuses. Tout montre qu'il faut un Congo-Brazzaville fort : pour gérer les flux migratoires ouvert par ce système, par exemple. Le moment est venu de recentrer mon pays sur ses points forts et plus encore, en bâtissons son économie et son Nouveau Modèle Économique et Sociale, d'en affirmer clairement les valeurs et l'enracinement, et de le doter d'un gouvernement élu au suffrage universel direct à tous les niveaux et un développement local strates par strates. Les systèmes publics, et leurs responsables, sont à bout de souffle dans mon pays le Congo-Brazzaville, mais aussi et surtout dans la plupart de nos pays africains : l'occasion de nous en débarrasser pour faire du neuf est entre nos mains congolaises, congolais avec l'Institut Génération Tangible. Nous avons un projet politique entre les mains, un vrai but pour les nouvelles générations congolaises, autre chose que leur petit bien-être capturé sur Instagram, Facebook, autre chose que les églises de réveilles et la religion, autre chose que la nonchalance, l'alcool et les femmes et autre chose que des luttes contre des fanatismes imaginaires sur la soi-disant construction du Congo-Brazzaville par ce système et tous ses laquais, qui ne deviendront réels que par notre inaction.
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