Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Leader Politique - Foryblan Dash BAKOULA. K

L'Industrie Congolaise décrochée, un mal qui vient de loin. Relance de l'industrie. #CongoIndustrie

28 Avril 2021 , Rédigé par Foryblan Dash BAKOULA, Expert Consultant - Lobbyiste

La dégradation du secteur industrielle sur toute l’étendue du territoire nationale, beaucoup plus marqué qu'ailleurs en Afrique Centrale. Il est évident que l’absence de politiques publiques sérieuses orientées industrie et un cadre macro-économique puissant et favorable absente est criant. Il faut mettre en cause la fiscalité mais aussi le niveau des salaires et la faible qualification de la main d’œuvre congolaise.

La dictature penche plutôt pour le Tout Agriculture et le développement inutile des Zones Economiques Spéciales, nous nous pensons que cela est une stratégie court-termiste sans vision. L’absence de « politiques industrielles du Congo-Brazzaville » est criante. Et le programme mensonger, pour la énième fois, du candidat-dictateur lors de l’élection aberrante de Mars 2021 ne vient pas renverser un constat établi depuis longtemps : le secteur manufacturier national est inexistant quasi décroché. Le Congo-Brazzaville affiche depuis l’an 2000 la performance la plus médiocre des pays d'Europe d’Afrique Centrale dès l’accession de la dictature au pouvoir après la guerre civile de 1997, avec une désindustrialisation marquée et volontairement tuée à dessein. Zéro ambition industrielle, tout le contraire de ce qu’avait fait Massamba-Débat.

Nous qui étions autrefois un pays bien industrialisé avec une main d’œuvre très bien formée et des appétences pour les métiers industriels, sommes devenus, cons, stupides et courant derrière le tertiaire.

Il est temps que cela change. « Le Congo-Brazzaville est devenue l'économie la plus désindustrialisée de la sous-région depuis le retour du dictateur au pouvoir dans les années 2000. Depuis 1970, les branches industrielles ont perdu 2,2 millions d'emplois et la part de l'industrie dans le PIB a reculé de 80 points pour chuter à 30,4% en 2018. Cette situation nuit à la croissance, à l'emploi, aux comptes publics, à la balance commerciale congolaise. » Ce n'est pourtant pas une fatalité : nous pouvons et devons remonter la pente e Reconstruisons notre Outil industrielle, grâce à une vraie vision, une stratégie claire, des objectifs ambitieux et #CongoIndustrie.

Comment expliquer cette dégradation depuis l’an 2000 ? « Collectivement, nous nous sommes détournés de l'industrie pendant longtemps en accompagnant cette opération de sapage montée volontairement par la dictature et le dictateur. « L’industrie paie plus et reçoit moins » que d'autres, en proportion de sa part dans le PIB congolais. L’industrie congolaise ne bénéficie d’aucunes aides publiques puissantes, l’absences de cadre rigoureux. Le secteur industriel congolais souffre d'une « dégradation de sa compétitivité coût en lien avec une fiscalité particulièrement élevée sur les facteurs de production et en hausse jusqu'à récemment ». Alors même qu'elle est plus exposée à la concurrence internationale.

En revanche, à l'inverse de nombreux observateurs focalisés sur le prix de la main-d'œuvre congolaise, nous ne jetons pas la faute sur les salaires des ouvriers et travailleurs de l'industrie congolaise. La lente déchéance de l’outil industriel congolais, «ne s'explique pas par un dérapage des salaires », qui ont été très bons pendant des années, attirant du coup des talents et favorisant des vocations autrefois jusqu’en l’an 2000. Le problème de compétitivité de l’industrie congolaise vient plutôt de ce que l'on appelle le « coût du travail indirect », qui regroupe la somme des services (gardiennage, comptabilité, ingénierie…) et composants (comme les pièces intermédiaires) achetés par l'industrie auprès de ses fournisseurs étrangers. Donc, tant que nous serons dépendants, nous n’irons pas très loin…

En réaction, l'industrie congolaise, plutôt que de monter en gamme comme dans les pays industrialisés comme l’Allemagne, a souvent décidé de rogner sur ses marges, diminuant sa capacité à préparer l'avenir. Et copier la France qui nage. « Un cercle vicieux ». Elle a aussi beaucoup eu recours à la délocalisation de sa production. La dictature a volontairement désindustrialisée le pays.

Nous devons quitter l’imprécation, l’invocation et les mots pour la pratique avec des feuilles de routes claires, comme dans le Projet #NewStart et #NouveauDepart, notamment pour le réveil industriel avec un été qui va jouer un rôle d'animation notamment via la politique des filières et le plan "Industrie du futur". Alors que le secteur automobile « est quasi inexistant chez nous » et que celui de la production d'électricité vacille mais que l'aéronautique est aussi inexistante chez nous tout comme le spatial, nous devons réussir à imposer ces filières. Nous estimons que l'avenir de l'industrie congolaise s'écrit dans les deux grandes transitions d'aujourd'hui : écologique et numérique.

Nous devons mettre toute nos forces pour l’effort en faveur de la réindustrialisation de notre pays et de tous ses territoires.

Mettre sur pied des Champions industriels dans chaque domaine avec des puissants fournisseurs surplace, des Pôles d’Innovation de recherche par territoire et par Matières premières à traiter, travailler, transformer, finir, avec une exigence et rigueur intellectuel pour l’innovation, la R&D, donc la Recherche, la créativité pour une industrie 5.0 t bénéficier de près de 150 Millions de Franc CFA d’aide cumulées, pour financer des investissements et des développements industriels. Rappelons que « Le grand enjeu pour l'industrie congolaiseest de réussir à créer un environnement plus favorable. »

 

 

Foryblan BAKOULA

Président de Congo Industrie. Leader Politique des Conservateurs Africains & Congolais.

 

 

 

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article