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Leader Politique - Foryblan Dash BAKOULA. K

La richesse d’un pays, c’est quand même le nombre de gens qui travaillent multiplié par le temps qu’ils travaillent !

5 Juin 2013 , Rédigé par Son Excéllence Foryblan Dash BAKOULA, Chargé de Mission, Travail, Emploi, Formation professionnelle, dialogue social, entrepeneuriat.

Il est certes vrai que toutes les entreprises n’ont pas les mêmes besoins, mais au Congo, aujourd’hui, nous ne travaillons pas assez. Et cela se ressent. Nous ne parlerons pas « volontairement » de la « croissance forte » mais surtout fictive, dont se targuent les dirigeants congolais, encore moins, de son vieux model économique basé sur la rente pétrolière.

La Génération Tangible porte le débat sur le nombre de personnes à mettre au travail rapportés aux volumes d’heures de travail qui, mixés, nous donnent l’état réelle de la richesse de notre pays le Congo. Tant dans la fonction publique que dans le secteur privé.

Comment voulez-vous que nous vous défendions, nous, dirigeants du Congo de demain, si vous le peuple souverain, ne voulez pas en faire plus ? C’est du « donnant-donnant » !

L’on ne peut pas demander des augmentations de salaire, l’amélioration des conditions de travail, de vie, plus de justice sociale, si dans le même temps, l’on ne se donne pas la peine de travailler plus sérieusement, plus rigoureusement ! Les congolais s’adonnent avec la dernière énergie à la fête, aux antivaleurs, minimisant de facto les efforts pour un travail, un travail meilleur, bien rémunérés et dans des conditions décentes avec plus de justice sociale, dans ses droits et ses devoirs.

Comment comprendre que dans la fonction publique, en premier, mais dans un bon nombre d’entreprises aussi du secteur privé, l’on octroi deux (2) heures de poses !? UN COMBLE !

A cela aussi, pour être tout as fait exhaustif, la vétusté du matériels informatiques dans les administrations, et/ ou le manque de formation qualifiantes des personnels en prise directe avec ce matériel de travail.

A cela aussi nous devons ajouter « les registres » encore en vogue au Congo : UN COMBLE ! Des outils de travails surannés en 2013 ! Treize ans après le 20 ème siècle !

En face, que font les autorités ? RIEN ! Que font les chefs d’entreprises au Congo ? RIEN !

Le danger dans ce système, c’est de laisser croire aux futures générations que c’est ainsi, le monde du travail...Le travail mal fait, trainés des pieds, se soustraire de formations de qualités pour occuper un poste mérité, l’effort, le talent, la compétence…Alors que c’est une vision erronée du « vrai » monde du travail.

A partir de ce rendu déformé, nous laissons un champ libre à des pratiques contraires qui se répandent dans le monde du travail au Congo : harcèlement morale, harcèlement sexuel, chantage, coucheries avec les supérieures hiérarchiques avec pour objectif promotion, attouchement sexuel et pleins d’autres contre-sens professionnel attaquables en justice, dégradantes et humiliantes pour l’image des personnes emprises à ce type de prédateurs, dans le public comme dans le privé.

Nous devrions comprendre que le travail intellectuel que nous fournissons dans les Think tank ne se mettra en route que si et seulement si les populations y adhèrent pleinement et se joignent à leurs mises en œuvre. Cela passe d’abord et toujours par la prise de conscience, que le travail est une valeur humaine, au-delà de l’aspect financier, car il valorise l’Homme, et cela, à terme, permettra que nous ne tombions plus jamais dans le piège de la tyrannie, du tribalisme, de la facilité, des jugements hâtifs, et de laisser le pays être dirigés par des clans qui se croient tous permis.

Nous faisons la politique pour cela aussi, car que serait la politique sans l’économie. ? Et l’économie sans la politique... ? Les transformations que nous préparons pour le Congo et les congolais sont immenses, notamment dans le domaine social, régalien, mais nous avons aussi besoin d’avoir en face de nous des populations élevées.

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