Pour des assises de l’audiovisuel, de la presse écrite et du journalisme au Congo.
Chaque congolais devrait se pencher sur l’avenir de ce secteur au Congo. Ce secteur sous l’emprise du pouvoir ne délivre pas toute sa sève… Et son ministre de tutelle, le sieur OKIEMY est inaudible et incompétent notoire pour le transformer. Le sieur MVOUO l’est encore moins. Il nous faut moderniser ce secteur au Congo.
Pour que vivent le droit à l’information et au pluralisme dans le Congo de demain, sans censure aucune. Il faut une formation de qualité pour une profession ouverte, afin que nous cessions d’avoir des pseudos journalistes comme ceux dont regorgent Télécongo et Radiocongo! Il nous faut attaquer et refonder la formation professionnelle et initiale des futures et actuels journalistes, animateurs au Congo. Nous ne sommes pas la RDC et nous ne voulons pas ressembler à la RDC.
L’audiovisuel, et les médias dans leurs ensemble ont besoin d’indépendance et d’apports de capitaux publics pour rattraper le retard d’un siècle dans le partage de l’information d’excellence. Le Think Tank Génération Tangible a travaillé sur des propositions fortes et inédites pour permettre la transformation du système et du secteur, à la disposition des gouvernants.
Il nous faut gagner aussi la bataille de l’écrit au Congo. Les remises en cause accélérées des piliers traditionnels du modèle industriel de la presse et de la conception du journalisme écrit à l’ère d’Internet se conjuguent, à l’aube de 2013 au Congo, avec la plus grave crise de l’histoire économique moderne portée par le sieur MVOUO. D’une difficulté extrême, cette situation appelle une implication exceptionnelle de tous pour préserver l’un des biens les plus précieux de notre démocratie : une presse écrite indépendante, transparente et pluraliste. C’est pour elle que nous appelons à transformer le journalisme au Congo.
L’état congolais doit s’engager aux côtés des acteurs de ce secteur vital pour notre démocratie. Devant l’intensité de la crise de la presse écrite congolaise, le moment est venu pour l’Etat d’agir. En bousculant la chronique d’un déclin annoncé, les gouvernants de la République du Congo assumeront ce devoir d’intervention de la puissance publique. Un choix qui n’est pas celui de la facilité, compte tenu de la spécificité congolaise d’une presse qui revendique d’autant plus son indépendance. Mais si l’Etat a le devoir de s’engager, c’est parce que la presse n’est pas et ne sera jamais un produit comme les autres !
L’intérêt général commande qu’on ne se résigne pas à abandonner la presse écrite aux seules lois du marché, ni aux impasses économiques dans lesquelles l’inertie de beaucoup d’acteurs a pu la conduire. La santé de la presse étant l’un des plus sûrs indicateurs de la vitalité démocratique d’un pays, il est légitime que la puissance publique mène une action volontariste pour rompre avec la situation qui nous place parmi les plus faibles lecteurs de presse quotidienne des pays d’Afrique, et qui maintient tant de titres dans des difficultés économiques récurrentes. Et en ce sens, l’action nuisible de monsieur MVOUO n’aide nullement.
C’est ainsi : la presse congolaise est bien l’un des fondements de la démocratie moderne d’opinion au Congo, ce quatrième pouvoir, nous en avons fortement besoin dans ce Congo des anti-valeurs et de l’intimidation plus la censure. Le pouvoir de surveillance et d’opinion, qui est le quatrième pouvoir censorial dont on ne parle point, appartient à tous les individus. C’est le pouvoir qui constitue la souveraineté nationale. Ou encore, comme l’écrivait Jacques-Pierre Brissot en 1789 :
« Une gazette libre est une sentinelle qui veille sans cesse pour la société ».
C’est donc un nouveau modèle économique qu’il faut inventer et faire vivre.
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