LES CONGOLAIS, POUR UN GRENELLE DU NUMERIQUE & DE L’ENVIRONNEMENT
Toujours avec un temps d’avance sur le reste, le Think Tank Génération Tangible porte « le fer » là où il faut en se projetons dans le nouveau monde, en phase avec son époque, nous entendons les aspirations des congolais à des lendemains meilleurs. Cela passe par la prise en compte du numérique et de l’environnement dans son ensemble tel que nous le déclinerons à la suite.
Un « Grenelle » du Numérique et/ou de l’environnement est un ensemble de rencontres politiques, visant à prendre des décisions à long terme en matière de numérique et /ou d'environnement et de développement durable.
Le Congo va t-il raté le tournant du numérique et de l'environnement en ce 21ème siècle ? Nous savons qu’à ce jour, à Oyo, les populations sont connectées sur internet, une formidable avancée pour connectés les populations de l’arrière pays de cette partie du territoire. Mais il faudrait appliqué les mêmes principes aux restes des régions du pays. Pour rattraper ce retard, les acteurs de cette économie en plein essor partout dans le monde, les spécialistes à la Génération Tangible, proposent d'appliquer au secteur la méthode du « Grenelle » sur tous ses sujets, notamment aussi à l’environnement : organiser un Grenelle du numérique puis de l’environnement qui favoriserait la prise de conscience du grand public et des décideurs politiques sur ces sujets.
Pourquoi un « Grenelle » du Numérique et/ou de l'Environnement pour notre pays sur ses sujets centraux ?
Nous savons que la jeune génération congolaise est adepte de Smartphone, d’internet, des nouvelles technologies. Elle est ouverte au monde, à son monde, celui de demain, l’avenir 2.0-3.0 et 5.0. Or, les autorités actuels du Congo sont de « grands déconnectés d’avec les nouvelles technologies, qui sont, elles , les germes de la nouvelle économie de demain, des nouvelles méthodes d’apprentissage, d’information, d’éducation, de soins de santé. Soumettre cette grande thématique du siècle actuel et à venir à un « Grenelle » permet la prise de conscience et l'intégration des enjeux de développement durable, du numérique, dans la société congolaise à tout les niveaux et dans les instances de décision publiques et privées.
Nous proposons que se crée la dynamique autour du numérique et de l’environnement, piliers de croissance et de solutions.
Une énergie qui peut répondre aux besoins du pays
Le numérique est une énergie au potentiel quasi-illimité: il est facilitateur d'échanges, libérateur de talents, fournisseur d'idées. C'est la nouvelle source d'énergie du XXIème siècle. Ce tournant numérique est une évolution technologique majeure et, surtout, une révolution provoquant la transversalité des modèles de pensées et d'actions sociétaux, culturels, commerciaux et politiques.
A l'heure où l’absence de modèle économique fort, allant dans ce sens menacent l'innovation, où la morosité pèse sur les initiatives économiques, « l'énergie » numérique est une véritable opportunité de rebond pour la collectivité nationale congolaise. Cette énergie peut alimenter toutes les forces entreprenantes, publiques comme privées ; elle devrait être considérée systématiquement, méthodologiquement, comme ferment de solutions pour répondre aux besoins des acteurs et du pays. Elle a déjà montré sa capacité à générer de l'emploi et des réponses nouvelles dans d’autres pays, mais insuffisamment aux regards des enjeux actuels et de son propre potentiel, de notre propre potentiel au Congo.
Le digital est une aubaine à saisir maintenant au Congo
Innover et exploiter la transversalité sont indispensables pour faire face aux défis du moment et, au- delà, aller vers un modèle de croissance raisonnée et durable intégrant d'autres indicateurs que le seul PIB. Le numérique porte un potentiel pour créer des solutions et des richesses liées à sa capacité à relier. L'Etat (stratège) a un devoir de maximiser ce potentiel, en orientant l'innovation vers les politiques publiques qu'il détermine sans pouvoir les prendre financièrement en charge.
Le contexte impose à l'Etat de réorienter ses dépenses et de stimuler la croissance congolaise. Le digital est une aubaine à saisir, vraiment, maintenant : il porte des promesses collectives qui, en outre, sont relativement peu coûteuses parce que principalement fondées sur de la « matière grise », des capacités et des formations parmi les meilleures au monde. Actualisons et concrétisons notre slogan à la Génération Tangible : « au Congo on n'a le pétrole, on a l’intelligence, on a aussi le digital ! » Que nous manque-t-il pour qu'émergent dans notre pays les Google et les Facebook de demain, images d'une primauté des Etats-Unis persistante grâce à l'innovation numérique en dépit de leur affaiblissement financier ? C'est à ce débat que nous invitons...
Dans une réflexion sur son rôle pour décupler la créativité, faciliter l'interconnexion des différents acteurs et être utile autrement, l'Etat congolais ne peut plus appliquer uniquement les modèles préexistants de l’économie de rente. Il dispose d'une chance unique et historique d'associer à ses objectifs toutes les administrations, les entreprises et notamment les start-ups et tous ceux qui, entrepreneurs, fonctionnaires et salariés, sont prêts à mettre en œuvre leurs capacités d'innovations dans un système entièrement repensé pour être gagnant.
Maximiser le potentiel d'innovation au service des politiques publiques
Au moment où le gouvernement congolais s’empêche d'investir massivement dans l'innovation, l'État congolais a l'occasion d'externaliser l'absolue nécessité d'innover en assumant sa délégation aux initiatives locales et privées. A l'instar d'un Apple qui a su construire pour l'Iphone un business model non pas sur la téléphonie mais sur l'ouverture aux applications, notre pays doit imaginer et expérimenter un modèle politique-économique qui soit « open innovation », reposant sur la conviction que, désormais, l'innovation créatrice de richesses économiques et sociétales peut émerger de partout.
Chaque entité publique (ministère, mairie, administration...) pourrait s'inviter à réévaluer et à enrichir son rôle au prisme du digital, en se considérant comme une plateforme ouverte aux initiatives qui permettent l'accomplissement de ses missions. Au final, le bénéficiaire principal restera le citoyen qui aura accès à de nouveaux services et n'aura pas à financer, en tant que contribuable, l'effort d'investissement.
Vecteur de cohésion sociale et d'émancipation personnelle
L'Etat stratège déciderait quant à lui des orientations à prendre et orchestrerait les moyens pour y parvenir. Ce dont il s'agit, c'est de créer le partenariat gagnant entre l'Etat/les Mairies, les administrations, le potentiel numérique et les acteurs afin de maximiser le potentiel d'innovation et d'accompagner les politiques publiques, au premier rang desquelles la création d'emplois.
Une telle organisation dont la fluidité et l'efficacité sont intrinsèquement liées serait une vraie révolution et l'occasion pour le Congo de montrer que l' « économie numérique » est autant une indispensable voie de sortie de crise qu'un vecteur de cohésion sociale et d'émancipation personnelle. Le Congo n’a jamais rien inventé...c’est l’occasion de donner la chance à nos jeunes talents d’émerger et de pouvoir surpasser les géants de ce monde.
Aujourd’hui, les villes occidentales sont en 3.0 ! Tenez, les entreprises françaises suivantes : Thales, Bouygues ou Dassault Systèmes veulent être des acteurs majeurs de la conception et de la gestion par le numérique des systèmes urbains. Leurs plates-formes dynamiques permettent de simuler le développement des villes, de visualiser les flux humains et de transports, de prévoir leur évolution en temps réel... et de mieux intégrer les citoyens dans les processus de décision. Voila le fossé qui nous sépare des occidentaux ! Tandis que les dirigeants africains refusent de s’ouvrir aux talents, les pays occidentaux eux avancent dans ce nouveau monde, pour le bien de tous ! Prenons-en de la graine.
Pour appuyer cette politique, l’Etat congolais devra mettre à disposition un endroit immense voué à devenir une vitrine internationale, un des grands incubateurs de classe africaine, puis mondiale, qui pourrait accueillir jusqu’à 1.000 start-ups qui seront crées d’abord par les congolais talentueux, et qui auraient ainsi accès à un guichet unique et à tous les services utiles sur place pour la création de valeur.
Prendre des mesures à long terme en faveur de l’environnement et du développement durable.
Nous devons, au Congo, pouvoir nous pencher sereinement sur la stratégie de développement durable de notre pays. Celle-ci doit-être fondée sur le triple objectif de lutte contre le désordre climatique impactant nos populations, la préservation de la biodiversité et de la réduction des pollutions.
Le « Grenelle de l’environnement » que nous appelons de nos vœux, à la suite de celui sur le « Numérique », doit donner lieu à des textes de lois coercitifs.
Ils devront portés sur 6 chantiers majeurs de transformation et d’amélioration du quotidien des congolais:
- Habitat et urbanisme : accroître la performance énergétique des logements et adapter le code de l’urbanisme aux enjeux du développement urbain durable,
- Transport : privilégier les modes de transport durable et réduire les nuisances,
- Energie : porter à 60 % en 2050 la part des énergies renouvelables,
- Biodiversité et agriculture : protéger et conserver les espèces animales et végétales en danger d’extinction ; adapter les pratiques agricoles au changement climatique du pays et au réalisme écologique ; instaurer la continuité écologique des territoires congolais,
- Santé, environnement et gestion des déchets : renforcer les dispositifs de protection des habitants face aux nuisances sonores, radioélectriques et lumineuses ; améliorer le cadre juridique applicable aux circuits de valorisation et d’élimination des déchets qui polluent toutes nos villes,
- Gouvernance et information : introduire l’obligation d’un bilan d’émission de gaz à effet de serre (GES) pour les grandes entités publiques et privées ; créer des dispositifs de responsabilité environnementale des entreprises ; informer les consommateurs sur le bilan d’émission de GES des produits mis sur le marché.
Créer des synergies numériques
Nous tendons donc la main à tous ceux qui veulent accompagner ce mouvement, partager et approfondir nos propositions et devenir les co-acteurs d'un changement et d'une ère de nouveaux modèles de développement au Congo. Nous proposons de porter ensemble, acteurs publics et privés, un Grenelle de l' « énergie numérique » et de « l’environnement » en regroupant les idées, talents, initiatives du monde digital, environnementale, pour définir avec l'Etat, les mairies, régions et départements congolais et pourquoi pas les pays de la sous-région quels sont les axes et étapes prioritaires de ce développement.
Les tournants décisifs au Congo passent par la reconnaissance politique et symbolique : allons-y ! Et comme le digital et l’environnement sont par définition facteur de collaboration, les résultats de ce nouvel élan seront ceux de toutes les parties prenantes. En sortant de l'illogique du fonctionnement en silos, ce Grenelle des synergies numériques et environnementales marquera le début d'une nouvelle approche des relations publiques-privées. Cette grande concertation serait alors la première étape d'un nouveau type de croissance: la croissance collaborative.
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