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Leader Politique - Foryblan Dash BAKOULA. K

Deux mandats au Congo, ça ira !

19 Juin 2013 , Rédigé par Son Excéllence Foryblan Dash BAKOULA, Chargé de Mission, Travail, Emploi, Formation professionnelle, dialogue social, entrepeneuriat.

Nous n’avons que des talents qui demandent à s’exprimer au service de la Nation congolaise. Nous avons une jeunesse dynamique, intelligente et bien formés. Une véritable chance, quand nous voyons à quoi ressemble les jeunesses de nos plus proches voisins, on ne peut que se félicité d’avoir une jeunesse aussi bien établie.

Cette chance, il faut la traduire dans les actes, afin de susciter des vocations, l’envie de faire de la politique pour être au service des autres, de l’intérêt général et préparer le Congo de demain encore et toujours, générations après générations.

Encore faut-il que députés et sénateurs aient la volonté d’aller jusqu’au bout de la logique de renouvellement et de clarification que nous appelons de nos vœux, en se posant, au-delà du simple fait de ne plus cumuler avec leur mandat national des fonctions exécutives locales, d’autres questions afin d’imaginer comment rouvrir au mieux les vannes du renouvellement de la vie politique congolaise.

Cela passe par la question du non-cumul dans le temps et par la limitation dans la durée du nombre de mandats consécutifs. Car un député ou un conseiller départementale ou municipale qui cumule durant quatre, cinq voire six fois cinq ans la même responsabilité s’accapare en quelque sorte cette mission et évite ainsi que d’autres puissent y accéder.

Si l’on veut véritablement qu’un vent nouveau et frais souffle dans nos assemblées, alors peut-on envisager de limiter au maximum à deux mandats consécutifs l’exercice de tout mandat public.

Le renouvellement de la classe politique congolaise s’en trouvera conforté et surtout on évitera une professionnalisation des mandats politiques qui tend ces dernières années à se développer fossilisant davantage toute possibilité d’accès à certaines responsabilités publiques.

Et au-delà, si nous voulons, toujours dans cette logique du renouvellement, favoriser plus tôt l’accès aux mandats nationaux tout en reconnaissant qu’ils exigent de ceux qui veulent les assumer une pleine possession de leurs capacités de travail, la limitation de l’âge (50 ans maximum – 18 ans minimum) pour pouvoir candidater est une des clés que nous devons utiliser.

Voir siéger au-delà de 70 ans des élus sur des mandats nationaux qui demandent une énergie considérable est doublement incongru : d’une part car au moment où la réflexion est lancée sur l’âge de la retraite au Congo qui est à 65 ans, pourquoi l’activité publique serait-elle la seule à rester à l’écart de toute limitation ; et de plus comment peut-on imaginer à 70, 75 ou plus de 80 ans assumer avec efficacité une charge nationale qui requiert une forte présence loin de son domicile, partageant sa semaine entre Pointe-Noire et Brazzaville, Dolisie et autres, tout en étant cadencé de séances de nuits et de journées de 10 à 12 heures.

Ainsi, allons jusqu’au bout de cette attente que porte de très nombreux Congolais. Ils ne veulent plus de cumulards mais ils ne veulent plus, non plus, d’une caste politique qui se reproduit de mandat en mandat, figeant des baronnies sur vingt à trente ans, fabriquant une forme d’aristocratie de la République qui n’a plus les moyens d’exercer réellement sa mission. Avec une modification en profondeur et équitable du redécoupage électorale plus le remaniement des listes électorales.

Le non-cumul des fonctions est une des clés du renouvellement des élus congolais mais le non-cumul dans le temps est tout aussi indispensable. Si l’on passe à côté, cela relèverait d’un aveuglement coupable ou bien d’une hypocrisie à peine masquée pour mieux faire que rien ne change, ou si peu…

Parce que nous ne renonçons à rien à la Génération Tangible.

La République exemplaire passe nécessairement par une limitation stricte du cumul des mandats tout autant que par une limite d’âge pour pouvoir candidater (50 ans maximum). Les Congolais attendent ces réformes. Parlementaire, ce n'est pas un métier. Sachons leur répondre !

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