Les zones économiques spéciales congolaises, nouvelle illusion de la croissance au Congo avec Alain Akouala
C'est la formation qui doit être au coeur de nos efforts. C'est la meilleure arme anti-chômage de masse au Congo.
Longtemps tirer par le pétrole et ses cours élevés, le Congo-Brazzaville, ne disposant d’aucun modèle économique viable, sauf la rente pétrolière, découvre le revers et les affres d’une croissance artificielle basée sur rien de tangible économiquement. A en croire les données macro-économique des institutions économiques sérieuses et sans connivence avec ce régime autocratique :
LE PETROLE CONGOLAIS NE SUFFIT PLUS A DOPER LA CROISSANCE ARTIFICIELLE DU PAYS.
Etant donné que l’exploitation et la vente du Bois est devenue la réserve familière du Ministre Henri Djombo et de sa famille.
Ils sont donc, comme à leurs coutumes allés s’inspirer chez leur premier partenaire économique, la Chine, qui elle-même connait des difficultés et un puissant ralentissement de son économie, essentiellement dopé, elle, par le crédit, en empruntant tous azimuts les Zones Economiques Spéciales (ZES)…Avec aux manettes un autre piètre : Sieur Alain Akouala.
Les zones économiques spéciales sont des zones dédiées aux exportations. Elles permettent une fiscalité attractive sur ces zones incitant effectivement les investissements directs étrangers. Or, telle qu’instituées au Congo-Brazzaville (Ouesso, Oyo-Olombo, Pointe-Noire et Brazzaville) les 4 ZES, elles offrent peu de perspectives de croissance...Mais sieur Alain Akouala et son chef ne peuvent pas le dire tant cela est un échec patent…
Attirer des investissements directs étrangers a souvent été envisagé comme un moyen efficace pour promouvoir la montée en gamme de la production industrielle « morte » du Congo. Le premier canal est direct puisque la qualité des biens produits par les entreprises à capitaux étrangers est généralement supérieure à celle des entreprises nationales. Par différents effets de diffusion, la présence de multinationales peut aussi induire une amélioration des biens produits par les entreprises nationales. Or, le Congo est probablement le pays le plus emblématique d'une absence de stratégie dynamique d'attraction des entreprises étrangères. Bien que ces jours derniers, ils n’ont que l’acronyme MEDEF dans leurs bouches.
Ce mirage du « chemin d’avenir » est suicidaire pour l’essor économique du pays.
En effet, en voulant concentrer les investissements étrangers et les activités de transformation dans les zones économiques spéciales (ZES) dédiées aux exportations au Congo : cette déconnexion structurelle, volontaire et géographique entre les activités domestiques ordinaires d'un côté, et celles reposant sur la technologie importée et les entreprises étrangères de l'autre, va entraver la diffusion technologique pour pérenniser les emplois, et bloquer toute forme de transfert de technologie, fondamentale dans la bataille de la globalisation pour un essor économique de qualité.
Ce choix délibéré de l’état congolais va réduire les retombées potentielles et les gains de croissance qui proviendraient des activités d'assemblage et étrangères dans ces zones.
En effet en concentrant les investissements étrangers et les activités de transformation dans des ZES dédiées aux exportations les autorités congolaises vont limiter l'enracinement local. Or l'appropriation domestique et l'insertion forte des entreprises dans l'économie locale sont essentielles pour que l'adoption de nouvelles technologies renforce la croissance artificielle congolaise pour la transformées en croissance durable.
Ce travail indique qu'il est crucial de distinguer entre les différentes origines (domestique et étrangère) de la montée en gamme pour disposer d'un indicateur pertinent de la véritable adoption des transferts de technologies au Congolais et la seule référence au volume des investissements directs étrangers ne saurait suffire.
En effet dans le cas de la Congo-Brazzaville, ou nous ne fabriquons rien, ne produisons rien, n’exportons rien à part le pétrole, vouloir améliorer cela à partir des ZES pourraient n'être qu'un énième mirage statistique au Congo dans la mesure où elle proviendrait uniquement des progrès des entreprises étrangères ou de la qualité des composants assemblés (ce qui est le cas actuellement au Congo), sans qu'ils initient ou signalent une montée en gamme des entreprises nationales (quasi-inexistantes actuellement). En outre, dans ce contexte, les externalités et les bénéfices qui en sont attendus en termes de croissance semblent amoindris.
Alors un bon conseil à tous ces amuseurs de premières… : Ne nous racontons pas d'histoires: nous avons un pays plongé dans un chômage inouï, d'une exceptionnelle gravité et pendant ce temps, vous distrayez les populations avec vos idioties.
La situation du peuple congolais est grave. Car, au-delà de vos discours pompeux, votre verbiage dégoulinant, il y'a la réalité, les faits, plus têtus que votre marketing-communication politique dont vous abreuvez les congolais sur vos chaînes de télé locales.
Le chômage de masse est en hausse ininterrompue depuis plus de trente ans de gouvernance de ce régime, c'est ça la réalité économique de nos compatriotes.
Votre devoir serait de répondre à cette angoisse par l'action, et pas par des effets de manches !
Cette bataille, nous pouvons encore l'engagée et la gagnée, si toute fois vous faite l’effort de reconnaitre que votre immobilisme nous tues chaque jour un peu plus à petit-feu…plaçant un handicap d'une trentaine d’année de retard, d'abandon, de négligence coupable.
Beaucoup de congolais doutent que l’on puisse remporter cette bataille avec ces équipes là. Car cette bataille, c'est la bataille pour une génération, pour les générations futures.
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