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Leader Politique - Foryblan Dash BAKOULA. K

Plaidoyer pour les femmes congolaises : Les mâles congolais à la maison, les femmes en politique dans les grands ministères et au travail à des postes à responsabilités.

18 Juin 2013 , Rédigé par Son Excéllence Foryblan Dash BAKOULA, Chargé de Mission, Travail, Emploi, Formation professionnelle, dialogue social, entrepeneuriat.

Alors que la fête des mères viens de passer et que la journée « dite » de la Femme est aussi loin derrière-nous, au Think Tank Génération Tangible, nous n’attendons pas que ces « journées » pour célébrer LA femme congolaise dans toute sa splendeur.

La ministre du droit des femmes, des affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, Madame Emilienne RAOUL (députée indépendante, dit-elle, de surcroit), a donnée une interview au magazine « Jeune Afrique » avec en toile de fond des vœux pieux pour le ministère dont elle a la charge, et de façon discontinue depuis le retour de Monsieur Sassou-Nguesso aux affaires, avec zéro impacte (Sauf pour elle-même et sa famille bien sûr).

Pour une femme qui dit défendre l’épanouissement et l’évolution de la femme congolaise, comme avant elle, Antoinette Sassou-Nguesso, c’est plus que limite, surtout dans cet exercice. Mais bon, nous savons toutes et tous qu’au Congo, les ministres sont pleins de cynismes et sont tous nés avant la honte et la gêne. Surtout quand l’on voit l’état d’avancements de « ses chantiers »…..Ca-tas-tro-phiques ! Ne parlons même pas de son domaine de « l’Action Sociale »…..

D’autant plus qu’elle dit tout simplement sans manque d’emprise et son impuissance sur tous les sujets qui relèvent de son ministère. A lire en tout cas.

Les « Fémen » du Think Tank ont décidés de faire une sortie des peux communes sur le sujet pour tancer la ministre et la « première dame du Congo » dans ce domaine.

Les femmes congolaises doivent comprendre une chose : Elles s’émanciperont par la TRANSGRESSION. S’agissant du pouvoir, il ne se donne pas, il s’arrache, il se conquiert. On en demande pas l’accès, et ce, en dépit des textes de lois qui iront dans ce sens ! Dans le monde professionnel, c’est la même démarche qui s’appliquera, avec en plus une grande dose de talent et de compétence plus une grosse faculté de travail.

Nous, femmes congolaises du 21è siècle ne souffrons plus et pas de la perception traditionnelle des rôles réservés aux hommes et aux femmes et de la sempiternelle question sous-jacente, vieille comme le monde, mais particulièrement encore forte dans les pays latin très marqué par la tradition religieuse : qui va garder les enfants ? La grossesse n’est plus considérée comme un frein à l'évolution de carrière de nous autres femmes congolaises.

La vie familiale n’apparaît plus en conflit avec une possible progression professionnelle. Les femmes congolaises au Congo, comme à l’extérieur, occupent des postes clés, des postes de haut-cadres, des places prépondérantes dans les organigrammes des partis politiques, dans les Think Tank, et autres associations intellectuels sans en demander la permission, mais grâce à notre talent.

Au nom de l'équilibre, les hommes congolais consciemment ou non ont compris que nous sommes tout aussi talentueuses qu’eux pour briguer des postes de haut niveau. Mais en politique, les actions, agissements et les propos de certaines nous font un immenses mal (exemple - claudia Sassou-Nguesso, Adélaïde Moungani, claudine Mounari, Cathérine Ebondza, Née Lipiti, Jeanne Françoise Leckomba Loumeto-Pombo, Emilienne Raoul, Rosalie Kama Niamayoua, et biens d’autres-). La perception des femmes diffèrent. Il est vrai cependant que les structures d'aide à l'éducation des enfants manquent pour les accompagner.

Au delà, les styles de management, d’approche des problèmes, des solutions apportées, de la perception des choses différents et rendent prudents les gérontocrates mâles congolais. Car, si l’on voit bien dans le fond, ce problème de « plafond de verre envers les femmes congolaises » n’existe que dans les catégories des personnes nées dans les années 50’-60’. La nouvelle génération n’a pas ce problème car nous sommes tous sur la même longueur d’ondes et sur le même pied d’estale.

Le mimétisme prévaut dans cette tranche. Ils sont à la tête des partis politiques dont aucune vision moderne n’émergent, avec une telle vacuité des idées et des propositions, ils verrouillent tout pour eux, ne laissons aucune chances à personnes, surtout si l’on pas quarante ans ou plus comme eux !

Pareil dans les entreprises, ils sont à tous les postes clés, de décisions, et freinent par la même mécanique, l’avancée flagrante et inexorable des femmes au Congo. Voulons de surcroit nous réduire à un simple élément de « consommation » en pratiquant le harcèlement moral, sexuel, le chantage à la promotion, à l’obtention d’un poste ou au maintien dans son poste. Un scandale !

Pourquoi recruter une personnalité aux idées divergentes dans une équipe qui à priori réussi très bien dans l’immobilisme et qui brille par l’absence de talents et de compétences ? Pourquoi la « déstabiliser » ? Il faut du courage et une certaine audace pour oser remettre en question son fonctionnement. Mais aussi, savoir comme le démontrent toutes les études que la diversité des genres s'accompagnent d'une surperformance financière des entreprises. Mais aussi dans les partis politiques et en politique. A priori, les dirigeants congolais au Congo préfèrent rester entre gens qui se connaissent et partagent les mêmes habitudes plutôt que de former et soutenir des femmes congolaises.


Les « Fémen » du Think Tank Génération Tangible pointent clairement du doigt la nécessité pour les dirigeants d'entreprises congolaises de changer de mentalités pour améliorer l'égalité professionnelle au plus haut niveau. La même préconisation est faite dans le domaine politique. Ce qu’à ce jour le monde politique congolais n’a pas encore réalisé.

En Argentine, une femme est présidente de la république, idem au Brésil, demain, la Mairie de Paris sera dirigée par une femme et plus de 10 femmes ministres au Brésil ou occupant les plus hautes fonctions de l'Etat ! Si cela ne suffit toujours pas à vous faire la démonstration à vous les hommes dépassés et moyenâgeux, que nous sommes tout aussi compétentes et talentueuses que vous. La nouvelle génération doit s'y atteler désormais. En développant en particulier, un environnement adéquat pour l'équilibre entre vie perso et vie professionnelle. Pour les femmes mais aussi pour les hommes.

En matière d'équilibre de vie, pour attirer et surtout conserver les jeunes cadres, aussi bien hommes et femmes qui aujourd'hui, revendiquent notamment le droit de faire carrière au Congo ou à l’étranger tout en étant des parents attentifs et impliqués, tant en politique que dans l’entreprise, nous préconisons la mise en place d’un programme de flexibilité.

Différentes possibilités sont à la disposition des décideurs courageux : soit un temps partiel ponctuel, moyen ou de long terme ; la possibilité de prendre un congé sabbatique ou un congé de 2 mois à la fin d'une mission, mais aussi l'externat, le mécénat de compétences et l'allocation de projets internes pour réduire la charge que constituent les déplacements pour se rendre sur le lieu de travail. La flexibilité est un des outils clés pour atteindre l'objectif d'améliorer de 50 % la parité dans les équipes dirigeantes au Congo tant en entreprise qu’en politique d'ici à 2030.

Fémen : « Sors, déshabille-toi et gagne »

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