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Leader Politique - Foryblan Dash BAKOULA. K

Quand vous n'avez pas d'emploi, vous êtes malheureux et quand vous êtes malheureux vous êtes en colère contre l'institution politique congolaise.

30 Mai 2013 , Rédigé par Son Excéllence Foryblan Dash BAKOULA, Chargé de Mission, Travail, Emploi, Formation professionnelle, dialogue social, entrepeneuriat.

Au bout de quatre ans de gouvernance, nous n'avons rien vu sur l'amélioration du quotidien des congolais sauf des revirements sur les engagements pris vis-à-vis des électeurs congolais.

Dénis Sassou-Nguesso avait pris des engagements clairs mais qui n'ont été suivi par aucun fait marquant. Les réalisations des "Grands Travaux" sont de piètres structures/infrastructures. Il avait promis le plein emploi, la performance du système éducatif, la santé de qualité pour tous les congolais, cela n'a été que des mots, pas un CFA n'a été déboursé pour ces initiatives.

Mais quelle crédibilité peut avoir le discours de Dénis Sassou-Nguesso alors que son bilan sur ses deux programmes au bout de trente ans de gouvernance est nul ?

On ne peut pas continuer avec des taux de chômage qui atteignent 25 ou 40% dans certaines régions du Congo. Les Congolais ont besoin d'un nouvel idéal qui parle au cœur et à la raison, qui leur permettent d'espérer à nouveau que des lendemains meilleurs sont à leurs portées.

Nous sommes, à la Génération Tangible, très inquiet de façon plus générale pour le Congo, pour les Congolais. Cet Homme et ses gouvernements successifs sont en situation d'échec sur l'économie et sur la préoccupation première des Congolais : l'emploi.

Ce point n'est pas traité, mais ce qui compte, c'est moins leur contenu que la volonté politique d'apporter des réponses. Le Congo est aussi en situation d'échec sur le plan démocratique, les citoyens congolais ont le sentiment que la maîtrise du pouvoir leur échappe totalement, que les décisions sont prises par des gens qu'ils ne connaissent pas, qui ne rendent pas de compte et qu'ils ne peuvent pas sanctionner le moment venu. Il faut que la politique reprenne ses droits au Congo.

Idem en matière diplomatique, il y a des échecs flagrant, tant sur les pourparlers en Centrafrique, au Mali, en RDC, que le réseau parallèle de trafic des passeports diplomatiques montés par le sieur IKOUEBE Basile.

Les diasporas ne sont nullement représentées ni écoutés. Nous n'existons pas comme pays de poids dans la sous-région. Il suffit de voir comment nous sommes traités par le Gabon, le Cameroun...

Cette situation ne peut pas durer plus longtemps. Le projet d'un Congo Moderne a besoin d'être reconstruit, d'avoir un nouvel élan. C'est la responsabilité du Think Tank politique progressiste, Africain et Libéral Génération Tangible de porter cette autre vision du Congo.

Et ça ne pourra pas se faire sans l'appui et l'adhésion de TOUS les congolais.

Nous devons assumer nos choix, car NOUS incarnons le Congo Moderne de demain.

Ne nous y trompons pas congolaises et congolais : le Congo jouera après Sassou sa survie dans le monde des puissances économiques africaines. Des mesures qui seront prises dans les semaines qui suivront son départ assurerons ou pas le maintien de notre pays parmi les nations africaines qui comptent. Deux maladies rongent le Congo aujourd'hui sous sassou I et II : la dette envers les pays d'Asie et le chômage. Mais si on devait risquer un diagnostic le Congo risque de mourir de son chômage avant de mourir de sa dette (dont le Brésil vient d'annuler une partie).

Depuis trois décennies, des politiques inadéquates condamnent les jeunes congolais à la précarité et organisent le chômage de longue durée. Pendant le même temps, la fiscalité sur les entreprises augmente. Les chefs d'entreprises sont vilipendés et jamais encouragés. Le succès entrepreneurial est suspect. L'accumulation des strates administratives et la multiplication des normes ralentissent dramatiquement l'action publique ou privée. On ne peut plus esquiver la réalité : ce sont les entreprises qui créent de l'emploi. Le temps est venu de leur faire confiance. Il y a urgence.

Nous devrons faire entendre notre voix avec force après sassou, et même pendant qu'il est là. Après lui, nous devrons mener l'offensive contre tous les conservatismes politiques qui, depuis 30 ans, défavorisent l'initiative, bloquent l'essor économique, politique, culturelle et sociale du pays. Nous devrons tout faire pour réconcilier l'entreprise avec l'école, pour que nos jeunes soient formés à répondre aux besoins réels des entreprises. Nous devrons soutenir avec vigueur l'inévitable réforme sociale et les ajustements douloureux qu'elle emportera.

Mais aussi toutes les mesures de justice, de justice sociale, de répartition, qui seront, à non point douté tout aussi douloureuses pour celles et ceux qui se sont grassement enrichis impunément sous le règne du laisser aller de dénis sassou-nguesso.

Nous devrons aussi savoir pratiquer la main tendue. Ce n'est pas en mettant le pays à feu et à sang que nous faciliterons les bonnes solutions.

L'heure est à la fermeté, pas à la radicalisation, l'heure est aux convictions pas aux idéologies. Et l'heure est surtout à la pédagogie. La pédagogie de l'entreprise et de ses réalités, la pédagogie de l'économie et de ses fondamentaux.

La pédagogie à grande échelle, pas seulement celle des ministères, des éditorialistes, et des cercles de réflexion, mais plus largement celle des salariés, des jeunes et de l'ensemble de nos concitoyens. Ceux-ci n'en peuvent plus des maux abscons qui font tourner le pays en rond et eux avec!

La vérité, c'est qu'au cœur de tous les débats des congolais lambda, une seule préoccupation d'intérêt supérieur prévaut. Une seule peut rallier le peuple congolais à la cause de l'entreprise : l'emploi. Pour cela, les dirigeants du Congo Moderne de demain que nous sommes, nous devrons nous affranchirent des pesanteurs et des consensus congolais qui mènent tous à l'inaction. Des leaders politiques qui agiront dans le souci de l'intérêt général et qui pourront enfin convaincre le plus grand nombre. Nous devrons être des dirigeants modernes, en phase avec leurs temps, car sa fait 13 ans que nous avons changé de siècle! Nous devrons être des dirigeants capables d'insuffler au Congo une culture de la rationalité et du résultat.

Les dirigeants du Congo Moderne de demain que nous sommes, devrons savoir mesurer l'impact des politiques publiques, pour enfin démontrer ce que tel prélèvement nouveau ou telle norme confuse créent de chômage et de précarité.

Alors, il n'y a pas d'hésitation possible. Se préparer à gouverner dans la durée demain, pour transformer le Congo, transformer la vie des congolais, rendre des comptes de son action, voila ce à quoi nous nous préparons depuis des années. Les dirigeants politiques du Congo Moderne de demain que nous sommes avons déjà démontré notre éthique, notre force de conviction, nos talents de communication, de gestion des dossiers et surtout notre indépendance d'esprit.

Nous sommes, par ailleurs, nous mêmes de jeunes entrepreneurs et connaissons parfaitement de l'intérieur l'écosystème des PME/TPE/ETI/PMI, aussi bien que les grands groupe au Congo comme à l'étranger. Nous partageons ce goût du risque mesuré, de l'innovation et de la liberté. Nous croyons que la manière la plus efficace de servir notre pays, c'est de soutenir et de libérer le développement de toutes nos entreprises, celles d'aujourd'hui, et surtout, celles de demain. Une irrépressible envie d'aller de l'avant pour mener les réformes nécessaires, doublée d'une profonde culture de la concertation sociale et de la capacité de convaincre les congolais que c'est par l'entreprise que l'on apportera des réponses aux problèmes de l'emploi au Congo.

Voila tout ce qui nous animent et nous font espérer que après sassou, le meilleur reste à venir et à construire pour les congolais.

Ce sont, pour nous à la Génération Tangible, à L'U.F.P. et au Bloc Tangible, les trois convictions que devront porter les leaders de demain au Congo.

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