Foryblan Dash BAKOULA. K, le Congo a besoin de toi pour réinventer son Avenir. Pourquoi l’école congolaise sombre ?
L’Education nationale est en péril au Congo-Brazzaville depuis l’ère Sassou-Nguesso II (97) (le roi fainéant du Congo et sa famille de « bolosse-loosers », jonchés par des ambitions puériles nées de frustrations enfantines).
Sa lenteur à évoluer l’asphyxie depuis plus de trente ans maintenant. L’internet ouvre une nouvelle voie d’accès de tous au savoir, qui remet en cause le dogme élitiste de notre système éducatif. Aujourd’hui abandonner à l’ignorance, à l’absence de mérite et de talents capables de transmettre les savoirs nécessaires à nos enfants pour être les cadres du Congo de demain sereinement et de qualité. L’écosystème qui a converti en quelques décennies des milliards d’êtres humains au smartphone et à Internet a mis toute sa puissance de travail et d’innovation au service d’un objectif : réinventer l’éducation.
L’Education nationale Congolaise et l’université le comprendront-elles à temps sous l’ère sassou_nguesso ? Une institution qui semble incapable de se repenser. Et qui –pire- ne croit pas aux vertus de la formation. Tétanisée et minée par le tribalisme, les pots-de-vin, la corruption, les Notes Sexuellement Transmissibles, l’école congolaise est gangrenée et n’a jamais su résoudre le cas des élèves issus des zones et familles défavorisées, qui exigent une prise en charge réellement différenciée, mais surtout une façon de travailler qui ne colle pas avec l’actuel statut ou plutôt non-statut des enseignants, un corpus administratif datant de 1950, jamais toiletté.
L’Education Nationale Congolaise est entravée par ses archaïsmes, et ses facilités : Partout dans le monde, l’école 'à la papa', celle de l’enseignement frontal et du psittacisme ('fait de répéter comme un perroquet'), a vécu. Mais ça, ils ne sont pas capables de le comprendre que le monde change, à changer. Les lunes d’hier ne sont plus celles d’aujourd’hui, et ne seront en rien pareilles à celles de demain.
Nous allons apprendre autrement, et de plus en plus sans frontières, c’est un fait. Ici parle un expert de la formation, de l’emploi, du Handicap, du travail et de l’éducation. L’irruption des MOOCs (Massive online open courses), des cours en ligne gratuits, oblige déjà aujourd’hui à réinventer la relation au maître en Fac ou das la Formation Professionnelle Continue (Initial ou alternée).
Dans ces cours, les "élèves" se forment mutuellement via les forums internet. Apparaissent ainsi des écoles, des universités numériques à l’image de Minerva University en Californie (USA).
L’internet va transformer certaines universités ou écoles en marques mondiales que se disputeront les meilleurs talents. Dans ce domaine, le Congo actuel n’en est même pas aux balbutiements…
En tous points au Congo-Brazzaville, nous manquant d’idées novatrices, innovantes, d’énergie, de carburant. Les menaces qui pèsent sur notre école, notre université, ne lui vaudront sans doute pas un tel sort, mais le privé triomphe partout, et en mal ! !
Ce qui apparait aujourd’hui au Congo comme un moindre mal à creuser la tombe du service public d’éducation dans le Primaire, le Secondaire et le Supérieur. Une éducation nationale incapable d’encourager l’innovation…
Qu’a fait l’Education Nationale Congolaise pour promouvoir la formation des enseignants, des maîtres, instituteurs, financer les intervenants extérieurs ? Rien ! Peu d’explications, pas de formation, peu de moyens, pas d’évaluation pas de gratification. Au Congo de sassou-nguesso, cette épicerie familiale, un enseignant peut traverser 40 ans de métier sans jamais avoir actualisé ses savoirs et compétences, autrement que par des discussions avec des collègues. Un comble !
Le problème de l’Education Nationale Congolaise c’est de non seulement manquer de capacités d’innovation en interne, mais d’être incapable de les porter, de les encourager, de les récompenser. Il nous faut absolument lutter contre toutes les formes d’échecs scolaires, ramenés le taux d’alphabétisation au-delà de la barre des 95% pour les populations.
On voit bien que tout ça donne la vision d’une machinerie à bout de souffle, qui n’a jamais su résoudre le cas des élèves issus des familles et zones défavorisées, datant et copiée sur l'ex URSS. Les initiatives qui ont réussi au Congo-Brazzaville n’ont jamais convaincu l’Education Nationale Congolaise d’entreprendre les réformes qui permettraient de limiter la casse. D'autant plus que les ministres sont eux-mêmes issus de l'ex union soviétique, donc minés par un archaïsme sans nom.
Pourquoi une telle inertie de la machine Education nationale Congolaise alors que tant de profs sont prêts à bouger en tous points ?
Il ne faut pas remettre en cause un petit business model qui permet aux castes issues de la méritocratie de prospérer, un modèle qui permet aux cadres dirigeants et hauts fonctionnaires et enseignants nordistes, fanatiques de tribalisme, d’immobilisme, du statut quo, du non mérite, de protéger leur territoire en en interdisant l’accès aux non-initiés (selon eux). C’est une hypothèse que confortent toutes les études sociologiques au Congo.
Nous allons amorcer le changement, en tous points dans notre système éducatif congolais. L’apprentissage, renforcer par l’apprentissage via le numérique, pour évaluer, communiquer ou donner des devoirs. Pour nous à Génération Tangible (G.T), le numérique est un plus pour diversifier les pratiques pédagogiques et faire des préparations de cours. Avec la création d’un service public du numérique éducatif et le développement du numérique.
Une puissante réforme structurante sur l’école congolaise, qui portera sur tous les sujets, jusqu’aux bâtiments, qui sont d’un autre temps, pour refonder notre école, nos universités !!! Autant de pistes d’espoir pour un Nouveau Congo éduquer et bien former.
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