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Leader Politique - Foryblan Dash BAKOULA. K

Dénis Sassou-Nguesso, l'homme qui rêvait le Congo. Le clan Sasou-Nguesso, Un symbole d'immobilisme.

8 Mai 2014 , Rédigé par Son Excéllence Foryblan Dash BAKOULA, Chargé de Mission, Travail, Emploi, Formation professionnelle, dialogue social, entrepeneuriat.

Pascal Lissouba avait rêvé le Congo en « petite Suisse », lui, Dénis Sassou-Nguesso, le roi fainéant, rêve le Congo en permanence. Malgré tout ce qu'il affirme, Dénis Sasou-Nguesso est bel et bien un homme du passé et du passif congolais : incapable d'affronter le réel, il se contente de rêver la transformation de ce pays.

Dénis Sassou-Nguesso gouverne le Congo-Brazzaville depuis trente ans aujourd'hui. La presse dresse un bilan sévère de l'action du président, dont la popularité est nulle dans l'opinion congolaise. Les corps intermédiaires, mais aussi tous les opposants censés font le même constat d’échec de ce monsieur et de son clan. Cet échec, chaque jour en apporte la démonstration. Il tient à des raisons multiples et que l'on ne cesse de décliner à Génération Tangible : une politique illisible, des engagements économiques et sociaux non tenus, une communication déficiente avec sa fille et ses ami(e)s, un défaut d'autorité à la fois sur le gouvernement et sur la majorité, etc. Mais qu'y a-t-il à la source du mal, qui explique cette incroyable incapacité à gouverner ?

Le motif profond de cet échec de Dénis Sassou-Nguesso à la tête du Congo-Brazaville nous semble essentiellement tenir au refus de ce dernier non pas de reconnaître la réalité du monde, du Congo de 2010, mais de s'y adapter. Ce n'est pas qu'il la nie, certaines de ses analyses, de ses analystes et certains de ses engagements le prouvent, fussent-ils idéologiquement contestables. Mais c'est qu'il a peur de l'affronter. Il pallie ce manque de courage par le recours à la force, à l’argent facile donné ici ou là, au rêve, un rêve dont il devient dupe. Il rêve le maintien éternel à la tête du Congo, il rêve la réforme, il rêve le changement, celui de la société congolaise qu’il a lui-même favoriser aux antivaleurs, celui du destin du Congo et du Congolais, et ce rêve le tient quitte d'agir. Il se donne l'illusion de la puissance en développant une idée du Congo-Brazzaville hors de proportion avec les moyens dont celui-ci dispose dans sa situation actuelle (mannes pétrolières, situation sous régionale tendue). Il essaie de communiqué cette illusion au pays en lui promettant la lune, ou en usant du discours martial menaçant envers ce même peuple, en lui proposant un programme extravagant nommé chemin d’avenir, dont la réalité a tôt fait de révéler la vanité. Tout comme l’a été la nouvelle espérance en son temps…

Son crime est d'avoir proclamé : " créer 40000 emplois par an au Congo lors de ces deux mandats." Il savait que le pays sous son règne militarisé n'avait pas la technicité et les leviers pour le faire, lui-même s’étant entouré que d’incompétents ne courant qu’après l’enrichissement personnel. N'est-ce pas là abuser de la confiance de ceux qui l'ont porté au pouvoir ? C'est ce mensonge, dévoilé par les faits, qui est à l'origine de son discrédit aujourd’hui au Congo. Un péché originel qui le condamne à jamais dans l'esprit public. Et voilà qu’il veut, par un énième tour de passe-passe, modifier « sa » constitution sur-mesure à coups de billets et de biais mensongers pour rester au pouvoir sans résultats aucuns.

L’Homme politique, l’Homme d’état, doit savoir épouser son temps pour ne pas passer à côté du réel et être capable d'agir. Dénis Sassou-Nguesso, apparatchik de profession, vieilli à la tête d'un vieux parti le PCT, héritier d'un long passé pétrifié, étranger à la vérité et au mouvement de la vraie vie, n'est-il pas le symbole du conservatisme et de l'immobilisme au Congo, à charge pour la nostalgie de la transformation - voire de la révolution - de donner le change ?

La coquetterie de l'histoire veut que ce dernier appel son fils ou ses proches à partager le pouvoir après lui, puisqu’ils le partage déjà avec lui depuis 1997. La famille et les hommes du sérail de ce régime cleptocratique chargé d'assumer le rêve que ce dernier avait la prétention et n'a pas eu l'audace de réaliser ! Peut-on imaginer pire humiliation pour ce Monsieur roi fainéant ? Pire sanction, que son départ, lui et sa famille de la tête du pays et du pays ? C'est cela, le bilan.

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