L’observatoire des promesses de Dénis Sassou-Nguesso
Créations d’emplois, modernisation du pays, industrialisation du pays… Le chef de l’État tient-il ses engagements ? Génération Tangible a passé au crible les promesses faites par le communiste autocrate pendant sa campagne de juillet 2009. Sauf mention contraire, les mesures étudiées sont issues des engagements de son projet présidentiel « Chemin d’Avenir ». Elles seront régulièrement actualisées au fil du restant du septennat.
C'était il y a 5 ans, c'était il y a une éternité.
L'actualité des promesses de sassou-nguesso
- Tenue : Maillage du territoire
- Abandonnée : Bataille pour l’emploi
- Pas encore tenue : Modernisation et industrialisation du pays
- Non-Tenue : Bataille pour l’emploi
- A l'étude : Modification de la constitution
I/ LA MODERNISATION DU PAYS
(15 promesses NON-tenues SUR 15)
Promesse non tenue
- PROMOUVOIR LES VALEURS FAVORABLES AU DEVELOPPEMENT
Les promesses
« Aussi, durant mon septennat, je m’emploierai davantage à : »
- affirmer la dignité prééminente de la personne humaine ;
- articuler liberté et responsabilité, égalité des chances et équité, propriété
privée et solidarité, droits individuels et justice ;
- privilégier en toute circonstance l’intérêt général et le bien commun ;
- replacer la valeur travail au centre des priorités collectives et individuelles. Il
s’agira d’appuyer fortement, d’une part, les actes collectifs de production
des idées, de biens et de services utiles à la société et, d’autre part, la quête
et l’exercice individuel du travail, l’esprit d’entreprise, le goût de l’effort, la
discipline, le dévouement, la rigueur et l’excellence au travail ainsi que
l’accomplissement personnel par le travail ;
- développer l’esprit patriotique et civique, en investissant dans l’éducation
civique, au sein des populations pour qu’elles aient une meilleure
considération du pays, de ses lois et règles, des biens publics et collectifs ;
- encourager l’intégrité, la loyauté, l’amour du travail bien fait et la culture de
l’excellence ;
- assurer la promotion par le mérite ;
- exiger l’adoption et la stricte application des codes de déontologie ou
d’éthique par les différentes professions dont les activités ont un impact non
négligeable sur la vie des autres ;
- aider particulièrement la presse à faire montre d’esprit de responsabilité, de
recherche et d’analyse, à participer à la formation de l’esprit critique des
Congolais et au règne de la transparence et de la bonne gouvernance ;
- faire respecter par tous, les lois et règlements en vigueur dans le pays ;
- réaffirmer, par la pratique quotidienne des services administratifs, le
caractère impersonnel de l’Etat ;
- asseoir en tout lieu et de tout temps l’autorité de l’Etat ;
- enraciner la solidarité nationale de sorte que le paiement des impôts et des
cotisations sociales ou le don pour une bonne cause participent de la vie
normale des citoyens ;
- combattre l’injustice, l’arbitraire et le favoritisme dans les administrations et
établissements publics ;
- faire sanctionner plus sévèrement la corruption, la concussion et autres
malversations ainsi que tout manquement aux règles et à l’éthique établies.
(13 promesses NON-tenues SUR 13)
Promesse non tenue
2. MODERNISER L’EDUCATION NATIONALE
Les promesses
« Durant le nouveau septennat, des sommes plus importantes, que celles
affectées naguère au système éducatif, seront investies dans l’éducation de
base, l’enseignement technique et professionnel, la formation qualifiante,
l’apprentissage et à l’université, en vue de : »
- augmenter les capacités physiques d’accueil des jeunes Congolais à
l’école primaire, au collège, au lycée, dans les centres de formation et à
l’université ;
- mieux équiper les structures éducatives à tous les niveaux ;
- garantir l’accès obligatoire à l’enseignement de tous les enfants, dans des
bonnes conditions ;
- multiplier les lycées et les instituts supérieurs d’excellence pour former des
élites dans divers domaines ;
- généraliser l’usage des nouvelles technologies de l’information et de la
communication (NTIC) dans l’enseignement supérieur et les introduire dans
les cycles primaire et secondaire ;
- étendre plus largement l’enseignement technique et professionnel ;
- promouvoir la formation qualifiante dans les centres publics et privés
appropriés, en relation avec les entreprises qui offrent régulièrement des
emplois ;
- développer l’apprentissage auprès de maîtres artisans et en entreprise,
avec des contrats Etat-entreprises et les stages de préparation à l’emploi ;
- densifier l’enseignement supérieur par la création, sur toute l’étendue du
territoire national, des filières en rapport aux besoins du développement ;
- assurer l’alphabétisation et l’acquisition des connaissances scientifiques de
base au profit d’adolescents et d’adultes non lettrés ;
- instaurer l’enseignement de l’éducation civique dans les cycles préscolaire,
primaire et secondaire ;
- créer les centres publics ou soutenir les centres privés de formation continue
visant à accroître les capacités d’adaptation, de la population active, au
changement ;
- renforcer les capacités des enseignants et relever la qualité de
l’enseignement.
(8 promesses NON-tenues SUR 8)
Promesse non tenue
7. MODERNISER LES AUTRES FONDAMENTAUX DE LA VIE EN SOCIETE
Les promesses
« Pour le prochain mandat, je ferai davantage dans les domaines de l’emploi,
de la santé, de la protection sociale, de l’urbanisme et de l’habitat, de
l’environnement de base, de la gestion forestière, de la science et des
nouvelles technologies, de la culture, des sports et de la lutte contre la vie
chère. »
a/ Repenser la politique de l’emploi à la lumière des évolutions économiques
mondiales en cours.
Il s’agira de :
- privilégier en amont la formation qualifiante et l’apprentissage dans les
métiers offrant des services les plus demandés (ingénierie, maçonnerie,
plomberie, électricité, hôtellerie, finances, commerce, gestion, …) ;
- encourager l’esprit d’entreprise au sein de la population ;
- susciter et appuyer, par des financements et un encadrement appropriés,
toutes les initiatives individuelles et associatives créatrices des richesses et
d’emplois ;
- continuer d’améliorer l’environnement des affaires et de promouvoir le
secteur privé pour une plus large éclosion et un meilleur épanouissement des
entreprises privées ;
- réorganiser et pourvoir en moyens conséquents le service public de l’emploi
de façon à le rendre plus performant dans l’aide à la recherche et à la
création d’emplois.
Au-delà de toutes ces actions, l’Etat fera évoluer la législation sur l’emploi de
sorte que toutes les entreprises installées ou qui s’installent au Congo auront
l’obligation d’employer prioritairement et quasi- exclusivement les Congolais
demandeurs d’emploi.
b/ Renforcer l’offre de santé.
Il sera précisément question de :
- construire et équiper un hôpital général public dans les chefs-lieux de
département et dans les villes de plus de 50.000 habitants qui n’en disposent
pas ;
- doter les chefs-lieux de districts et les communautés urbaines, non encore
pourvus, d’un hôpital de taille moyenne et les communautés rurales de
dispensaires convenablement équipés ;
- ériger, dans les villages de plus de 1000 habitants, un centre de santé
intégré fonctionnel sur toute l’année ;
- former en plus grand nombre et motiver les personnels de santé ;
- rendre accessibles à tous les soins de santé et les médicaments.
c/ Restructurer la protection sociale pour l’étendre, dans ses aspects de base,
à l’ensemble de la population.
L’évolution en cours de la protection sociale sera poursuivie aux fins de :
- refonder la sécurité sociale pour qu’elle profite désormais à tous,
notamment dans les circonstances de la maladie et de la perte du revenu
principal ;
- parvenir à procurer les soins de santé primaires à tous les Congolais contre le
paiement d’un forfait minimal supportable par tous ;
- réinsérer dans la société, par des mécanismes appropriés de sécurité
sociale, les enfants abandonnés, les chômeurs, les personnes frappées d’un
grave handicap et les autres catégories de la population vivant encore en
marge de la société.
d/ Améliorer le cadre de vie, les lieux des activités collectives et protéger
l’environnement.
Il s’agira de :
- créer des villes nouvelles modernes et continuer de refaire le lotissement
dans les villes existantes pour les mettre aux normes des villes modernes ;
- accroître significativement l’offre publique des logements sociaux au profit
de salariés aux faibles et moyens revenus ;
- renforcer ou faire créer, le cas échéant, le service de voirie urbaine dans
chaque ville, chaque chef-lieu de district ou dans chaque communauté
urbaine ;
- aider, par le truchement des subventions ou de prêts, les collectivités locales
à se doter d’outils adéquats de salubrité publique ;
- améliorer la gestion des aires protégées ;
- veiller à la préservation de l’environnement ;
- poursuivre l’effort engagé dans l’exploitation des ressources naturelles
respectueuse de l’environnement.
e/ Renforcer la gestion forestière.
Il s’agira d’améliorer la contribution du secteur forestier à l’économie
nationale et poursuivre l’effort engagé dans la rationalisation de la gestion
des ressources forestières, notamment par :
- l’aménagement durable et la certification à terme de l’ensemble des forêts
de production ;
- l’utilisation de pratiques forestières respectueuses de l’environnement et de
l’intérêt général ;
- la transformation plus poussée et diversifiée des bois dans le pays ;
- la promotion de la sylviculture et la valorisation des plantations forestières
villageoises, communautaires et privées ainsi que les produits forestiers non
ligneux ;
- la mise en valeur du tourisme écologique et cynégétique ;
- le renforcement des capacités opérationnelles de l’administration et des
entreprises forestières ;
- la diversification et le renforcement des financements du secteur forestier et
de la coopération dans les processus de gestion forestière et sur le
changement climatique.
f/ Soutenir la science, particulièrement la recherche appliquée, et
promouvoir la maîtrise des technologies en phase avec les besoins du
développement.
Une nouvelle politique nationale de développement de la recherche
scientifique et de la maîtrise des technologies entrera en vigueur au début du
nouveau septennat.
Elle implique de :
- créer d’instituts publics de recherche dans les domaines d’utilité pratique
comme ceux de l’agronomie, de la foresterie, de la santé, de la géologie, de
l’ingénierie, de la vie en société et d’adaptation des technologies ;
- regrouper les centres publics de recherche existants, aujourd’hui disséminés
et insuffisamment équipés, dans les nouveaux instituts de recherche, en
fonction de leur objet ;
- garantir à la recherche un soutien constant par la mise en place d’une
provision pour la recherche développement et la maîtrise des technologies,
qui contribuera ainsi à porter à 1 % du PIB (cf loi 15/ 95) l’effort financier
national en faveur de la recherche.
g/ Démocratiser la culture et la pratique du sport tout en veillant au
développement de l’élitisme dans les sports de compétition.
Œuvre assez largement amorcée dans le cadre de la Nouvelle Espérance,
particulièrement avec la municipalisation accélérée, l’investissement dans le
secteur de la culture et dans celui des sports demeurera soutenu.
En matière de promotion de la culture, des arts et de la valorisation du
patrimoine immatériel de notre peuple, le gouvernement continuera de :
- enrichir, protéger et illustrer le patrimoine culturel de la nation ;
- réhabiliter musées et lieux de mémoire ;
- mettre en place des maisons de la culture et des salles de spectacles à
travers l’ensemble du pays ;
- ériger des monuments pour honorer la mémoire et perpétuer le souvenir des
plus dignes des enfants de la patrie.
Dans le domaine des sports, le gouvernement se donnera pour devoir de :
- continuer de mettre en place ou de réhabiliter des installations sportives
dans les communes, les chefs-lieux de départements, de districts et dans les
communautés urbaines ;
- créer des écoles spécialisées devant contribuer à la structuration et au
développement de l’élitisme sportif ;
- mettre au niveau des autres établissements du même genre l’institut
national des sciences de l’éducation physique et sportive.
h/ Lutter contre la vie chère par la revalorisation régulière du pouvoir d’achat
et par la maîtrise des prix.
Après avoir effacé, pendant le septennat qui s’achève, les abattements de
27,5 % des salaires des fonctionnaires, il sera mis fin, au cours du nouveau
septennat, au blocage des salaires et partant aux avancements sans effets
financiers dans la fonction publique.
Parallèlement, des actions structurées (cf. la deuxième partie du présent
projet de société) seront mises en oeuvre pour augmenter la production
nationale et contribuer à une meilleure maîtrise de l’évolution des prix,
notamment les prix de biens et services de première nécessité.
(4 promesses NON-tenues SUR 4)
Promesse non tenue
8. MODERNISER LA GOUVERNANCE ECONOMIQUE PUBLIQUE
Les promesses
« Le fait incontestable est qu’à ce jour, il n’est ni de secteur public ni de secteur
privé, dans notre pays, capable de lancer et d’entretenir seul les processus
d’industrialisation, du développement à grande échelle de l’agriculture et
des services utiles à l’économie. En faisant le choix d’industrialiser et de
moderniser le pays, on choisit par la même de renforcer à la fois le secteur
privé et le rôle catalyseur de l’Etat dans le processus opérationnel du
développement.»
a/ Faire intervenir l’Etat pour susciter et stimuler les activités économiques
Il reviendra à l’Etat de :
- encourager et faciliter la création des entreprises pour telle ou telle activité
jugée indispensable à la bonne structuration et au développement de
l’économie nationale ;
- soutenir et aider les entreprises travaillant à l’épanouissement des activités
ainsi retenues.
b/ Rechercher des partenaires viables et expérimentés pour créer des
entreprises mixtes
Dans les cas où l’encouragement ne suffirait pas à donner naissance aux
activités dites indispensables, il sera du devoir de l’Etat de :
- négocier et obtenir le partenariat des grandes entreprises évoluant dans le
secteur ou dans la branche d’activités que l’Etat souhaite voir se développer
;
- réunir les conditions et les garanties nécessaires pour attirer les investisseurs
privés dans le cadre des « joint-ventures » ;
- mettre en pratique des règles de sa participation qui ne lui feront pas porter
toutes les charges et pertes contre la gestion et les profits réservés aux
partenaires.
c/ Créer, le cas échéant, des entreprises publiques pour des activités bien
ciblées
A défaut d’entreprises privées ou mixtes pour l’exploitation des activités d’une
importance capitale, l’Etat se chargera de :
- donner vie à ces activités par la création des entreprises publiques ;
- confier la gestion de ses entreprises aux plus méritants, même s’ils ne sont
pas de nationalité congolaise ;
- signer de contrats de performances avec les gestionnaires des entreprises,
leur donner les moyens d’action et faire évaluer périodiquement leurs
performances ;
- mettre les entreprises et leurs gestionnaires à l’abri des immixtions politiques
et des décisions de la bureaucratie ;
- ouvrir le capital de chaque entreprise, au fur et à mesure de la maturation
de ses activités ;
- privatiser, si c’est nécessaire, les entreprises publiques dont les activités
seront tombées dans le domaine de la concurrence.
d/ Promouvoir de nouveaux financements de l’économie nationale
Le système financier national actuel, composé essentiellement des banques
commerciales, ne s’est pas montré performant dans le financement de
l’économie nationale. D’où l’impérieuse nécessité, pour l’Etat, de :
- promouvoir de nouveaux financements qui seront le plus possible adaptés à
l’objet à financer ;
- s’impliquer directement dans la mise en place des mécanismes de
financement appropriés à telle ou telle activité d’importance capitale ;
- mobiliser davantage les ressources intérieures, avec une fiscalité réformée,
et les ressources extérieures, avec une politique proactive de coopération
internationale, pour les orienter vers les investissements productifs ;
- créer des fonds départementaux de développement, financés entre autres
par la « PID », ayant pour objet principal la promotion des investissements
dans chaque département du pays ;
- participer, de préférence en tant qu’actionnaire minoritaire, à la création
des banques spécialisées (dans le financement de l’agriculture, des
industries, des travaux publics, du commerce, des services et autres activités
spécifiques) et des sociétés de capitaux à risque ou sociétés d’investissement;
- appuyer fortement la création des institutions privées de financement
adaptées à l’échelle des villages, des districts, des coopératives, des petites
et moyennes entreprises.
Par thème
II/ L’INDUSTRIALISATION DU PAYS
(10 promesses NON-tenues SUR 10)
Promesse non tenue
6. INDUSTRIALISER LE PAYS PAR LES SERVICES
Les promesses
« On ne saurait concevoir une bonne montée en puissance de l’agriculture et
de l’industrie sans un accroissement parallèle des services.
Aussi, l’Etat se dotera t-il d’une politique adéquate de développement des
services dans les principaux domaines ci-après :»
- transport (de personnes et de biens par tous les moyens possibles) ;
- logistique (entreposage, gestion de la chaîne d’approvisionnement, transit,
etc.) ;
- commerce (de gros, demi-gros et de détail) ;
- finances (banques d’affaires, société de capital-risque,
sociétés d’assurance, etc.) ;
- aide aux entreprises (comptabilité, audit, conseil, recrutement, etc.) ;
- technologies de l’information et de la communication ;
- immobilier (pour la vente, l’achat ou la location des biens immobiliers) ;
- locations diverses (de biens d’équipement, de consommation
et de biens intermédiaires) ;
- loisirs (vacances organisées, organisation des spectacles
et des expositions, etc. ;
- services publics (enseignement, formation spécialisée, santé, etc.).
Pour tous ces domaines, l’Etat encouragera et soutiendra l’investissement
privé par des mécanismes appropriés tels les prêts et avances de l’Etat aux
investisseurs, la bonification des crédits obtenus par les entreprises auprès des
banques nationales, etc.
(3 promesses NON-tenues SUR 3)
Promesse non tenue
8. CREER LES CONDITIONS DE L’EMERGENCE
D’UNE INDUSTRIE LOURDE
Les promesses
« Parallèlement au développement de toutes les industries, dont on a déjà fait
mention, il sera exploité, avec un fort engagement de l’Etat, toute possibilité
d’installation au Congo des industries dites lourdes (sidérurgie, métallurgie,
machines-outils, mécanique, production du gros matériel électrique,
automobile, etc.) tournées principalement vers l’exportation.
Il s’agira, dans les premières années à venir, de : »
- nouer le dialogue avec les industriels opérant dans les branches dites
lourdes de l’industrie afin d’avoir la parfaite connaissance de leur demande
dans la perspective d’un transfert, ne serait-ce que partiel, d’activités en
faveur de notre pays ;
- mettre en place, par l’Etat et le cas échéant par l’industriel intéressé, les
conditions nécessaires au déploiement de l’activité au Congo ;
- créer un fonds spécial d’encouragement d’implantation des industries
lourdes, fonds financé principalement par une taxe spéciale payée par les
industries existantes devenues matures.
(6 promesses NON-tenues SUR 6)
Promesse non tenue
4. INDUSTRIALISER LE PAYS PAR LA PRODUCTION LOCALE DES BIENS MANUFACTURES
Les promesses
« Eu égard à l’étroitesse du marché national, cette option d’industrialisation
doit viser principalement le marché régional avec ses 125 millions de
consommateurs aujourd’hui et vraisemblablement plus de 150 millions en fin
d’année 2016.
En ayant en ligne de mire le marché unique de la CEEAC, il sera opportun,
dès le début du nouveau septennat, de : »
- investir de façon conséquente dans l’aménagement des sites touristiques
(parties littorales et zones à l’intérieur du territoire d’intérêt touristique, les aires
protégées pour l’écotourisme à travers) ;
- favoriser, par des incitations multiples, le développement dans le pays des
moyens de transport de toutes natures (maritimes, fluviales, aériens, terrestres
et ferroviaires) pour accompagner l’essor du tourisme ;
- appeler et encourager l’investissement privé à se déployer massivement
dans l’industrie du tourisme national ;
- lancer, en partenariat ou à sa seule initiative, certaines activités fondatrices
de l’industrie touristique (construction de grands hôtels et de centres de loisirs,
valorisation de la culture, des arts nationaux et des lieux historiques, etc.) ;
- créer un office de promotion de l’industrie touristique chargé, entre autres,
d’attirer les « tour-opérateurs » à investir dans le pays et de rechercher des
financements, auprès des institutions financières multilatérales et étrangères
(Banque mondiale, PNUD, BAD, AFD, etc.) pour soutenir le programme de
développement du tourisme au Congo ;
- créer l’agence nationale du tourisme en charge de la promotion du Congo,
à l’intérieur et à l’étranger, comme lieu touristique.
A l’exemple des pays qui encouragent le tourisme, celui-ci devra contribuer,
au terme du septennat, pour plus 10% au PIB de notre pays.
(10 promesses NON-tenues SUR 10)
Promesse non tenue
1. AIDER A CONSOLIDER, A DIVERSIFIER ET A AUGMENTER LES CAPACITES DES INDUSTRIES EXISTANTES
Les promesses
« Les principales industries existantes, en dehors de celles d’extraction des
matières premières, sont les brasseries, les sociétés d’eau minérale et les unités
de transformation du bois.
Toutes ne sont pas suffisamment diversifiées et couvrent difficilement
l’ensemble de la demande effective nationale des produits qu’elles mettent
sur le marché.
Il y a donc nécessité de : »
- consolider la stabilité politique, la stabilité macroéconomique et sociale
pour continuer d’offrir à ces industries un cadre propice à leur
développement ;
- poursuivre l’amélioration des infrastructures économiques et sociales utilisées
par ces industries pour rendre ces dernières plus performantes ;
- alléger les coûts de leur production par l’offre des services publics (fourniture
d’électricité, adduction d’eau, moyens de communication et de
télécommunication, …) à bas coût ;
- protéger les industries nationales de la concurrence déloyale ou du
dumping ;
- ne pas décourager l’activité par une imposition trop forte ;
- éliminer les réglementations et les contrôles excessifs de l’Etat qui sont de
nature à décourager l’exercice des activités industrielles ;
- accorder des aides et de prêts publics directs aux industries existantes pour
leur diversification plus poussée ;
- favoriser l’émergence et le développement des classes moyennes pour
relever le niveau de la demande profitant à ces entreprises ;
- inciter à la constitution permanente de l’épargne nationale aux fins de
mettre à la disposition de ces entreprises, par le truchement des banques, des
crédits à moyen et long terme devant leur permettre de renouveler ou
d’augmenter leurs capacités de production ;
- fournir aux industries existantes, grâce au système éducatif modernisé, une
main d’oeuvre hautement qualifiée.
Par thème :
- Croissance
- Emploi
- Finances
- Crise de la dette
- Europe
- Fiscalité
- Protection sociale
- Logement
- Questions de société
- Education
- Énergie
- Santé
- Médias/Numérique
- Religion
- Institutions
- Justice
- Sécurité
- Politique étrangère
En tous points, nous voyons, à ce jour, 5 ans après son deuxième septennat, que rien n'est fait pour sortir le pays de l'ornière. Les « sassouisstes » dirige pour l'Histoire. Mais ils ont aussi perdu l'insouciance. S'en sont-ils rendu compte ?
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