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Leader Politique - Foryblan Dash BAKOULA. K

L’observatoire des promesses de Dénis Sassou-Nguesso

6 Mai 2013 , Rédigé par Son Excéllence Foryblan Dash BAKOULA, Chargé de Mission, Travail, Emploi, Formation professionnelle, dialogue social, entrepeneuriat.

Créations d’emplois, modernisation du pays, industrialisation du pays… Le chef de l’État tient-il ses engagements ? Génération Tangible a passé au crible les promesses faites par le communiste autocrate pendant sa campagne de juillet 2009. Sauf mention contraire, les mesures étudiées sont issues des engagements de son projet présidentiel « Chemin d’Avenir ». Elles seront régulièrement actualisées au fil du restant du septennat.

C'était il y a 5 ans, c'était il y a une éternité.

L'actualité des promesses de sassou-nguesso

  • Tenue : Maillage du territoire
  • Abandonnée : Bataille pour l’emploi
  • Pas encore tenue : Modernisation et industrialisation du pays
  • Non-Tenue : Bataille pour l’emploi
  • A l'étude : Modification de la constitution

I/ LA MODERNISATION DU PAYS

(15 promesses NON-tenues SUR 15)

Promesse non tenue

  1. PROMOUVOIR LES VALEURS FAVORABLES AU DEVELOPPEMENT

Les promesses

« Aussi, durant mon septennat, je m’emploierai davantage à : »

- affirmer la dignité prééminente de la personne humaine ;

- articuler liberté et responsabilité, égalité des chances et équité, propriété

privée et solidarité, droits individuels et justice ;

- privilégier en toute circonstance l’intérêt général et le bien commun ;

- replacer la valeur travail au centre des priorités collectives et individuelles. Il

s’agira d’appuyer fortement, d’une part, les actes collectifs de production

des idées, de biens et de services utiles à la société et, d’autre part, la quête

et l’exercice individuel du travail, l’esprit d’entreprise, le goût de l’effort, la

discipline, le dévouement, la rigueur et l’excellence au travail ainsi que

l’accomplissement personnel par le travail ;

- développer l’esprit patriotique et civique, en investissant dans l’éducation

civique, au sein des populations pour qu’elles aient une meilleure

considération du pays, de ses lois et règles, des biens publics et collectifs ;

- encourager l’intégrité, la loyauté, l’amour du travail bien fait et la culture de

l’excellence ;

- assurer la promotion par le mérite ;

- exiger l’adoption et la stricte application des codes de déontologie ou

d’éthique par les différentes professions dont les activités ont un impact non

négligeable sur la vie des autres ;

- aider particulièrement la presse à faire montre d’esprit de responsabilité, de

recherche et d’analyse, à participer à la formation de l’esprit critique des

Congolais et au règne de la transparence et de la bonne gouvernance ;

- faire respecter par tous, les lois et règlements en vigueur dans le pays ;

- réaffirmer, par la pratique quotidienne des services administratifs, le

caractère impersonnel de l’Etat ;

- asseoir en tout lieu et de tout temps l’autorité de l’Etat ;

- enraciner la solidarité nationale de sorte que le paiement des impôts et des

cotisations sociales ou le don pour une bonne cause participent de la vie

normale des citoyens ;

- combattre l’injustice, l’arbitraire et le favoritisme dans les administrations et

établissements publics ;

- faire sanctionner plus sévèrement la corruption, la concussion et autres

malversations ainsi que tout manquement aux règles et à l’éthique établies.

(13 promesses NON-tenues SUR 13)

Promesse non tenue

2. MODERNISER L’EDUCATION NATIONALE

Les promesses

« Durant le nouveau septennat, des sommes plus importantes, que celles

affectées naguère au système éducatif, seront investies dans l’éducation de

base, l’enseignement technique et professionnel, la formation qualifiante,

l’apprentissage et à l’université, en vue de : »

- augmenter les capacités physiques d’accueil des jeunes Congolais à

l’école primaire, au collège, au lycée, dans les centres de formation et à

l’université ;

- mieux équiper les structures éducatives à tous les niveaux ;

- garantir l’accès obligatoire à l’enseignement de tous les enfants, dans des

bonnes conditions ;

- multiplier les lycées et les instituts supérieurs d’excellence pour former des

élites dans divers domaines ;

- généraliser l’usage des nouvelles technologies de l’information et de la

communication (NTIC) dans l’enseignement supérieur et les introduire dans

les cycles primaire et secondaire ;

- étendre plus largement l’enseignement technique et professionnel ;

- promouvoir la formation qualifiante dans les centres publics et privés

appropriés, en relation avec les entreprises qui offrent régulièrement des

emplois ;

- développer l’apprentissage auprès de maîtres artisans et en entreprise,

avec des contrats Etat-entreprises et les stages de préparation à l’emploi ;

- densifier l’enseignement supérieur par la création, sur toute l’étendue du

territoire national, des filières en rapport aux besoins du développement ;

- assurer l’alphabétisation et l’acquisition des connaissances scientifiques de

base au profit d’adolescents et d’adultes non lettrés ;

- instaurer l’enseignement de l’éducation civique dans les cycles préscolaire,

primaire et secondaire ;

- créer les centres publics ou soutenir les centres privés de formation continue

visant à accroître les capacités d’adaptation, de la population active, au

changement ;

- renforcer les capacités des enseignants et relever la qualité de

l’enseignement.

(8 promesses NON-tenues SUR 8)

Promesse non tenue

7. MODERNISER LES AUTRES FONDAMENTAUX DE LA VIE EN SOCIETE

Les promesses

« Pour le prochain mandat, je ferai davantage dans les domaines de l’emploi,

de la santé, de la protection sociale, de l’urbanisme et de l’habitat, de

l’environnement de base, de la gestion forestière, de la science et des

nouvelles technologies, de la culture, des sports et de la lutte contre la vie

chère. »

a/ Repenser la politique de l’emploi à la lumière des évolutions économiques

mondiales en cours.

Il s’agira de :

- privilégier en amont la formation qualifiante et l’apprentissage dans les

métiers offrant des services les plus demandés (ingénierie, maçonnerie,

plomberie, électricité, hôtellerie, finances, commerce, gestion, …) ;

- encourager l’esprit d’entreprise au sein de la population ;

- susciter et appuyer, par des financements et un encadrement appropriés,

toutes les initiatives individuelles et associatives créatrices des richesses et

d’emplois ;

- continuer d’améliorer l’environnement des affaires et de promouvoir le

secteur privé pour une plus large éclosion et un meilleur épanouissement des

entreprises privées ;

- réorganiser et pourvoir en moyens conséquents le service public de l’emploi

de façon à le rendre plus performant dans l’aide à la recherche et à la

création d’emplois.

Au-delà de toutes ces actions, l’Etat fera évoluer la législation sur l’emploi de

sorte que toutes les entreprises installées ou qui s’installent au Congo auront

l’obligation d’employer prioritairement et quasi- exclusivement les Congolais

demandeurs d’emploi.

b/ Renforcer l’offre de santé.

Il sera précisément question de :

- construire et équiper un hôpital général public dans les chefs-lieux de

département et dans les villes de plus de 50.000 habitants qui n’en disposent

pas ;

- doter les chefs-lieux de districts et les communautés urbaines, non encore

pourvus, d’un hôpital de taille moyenne et les communautés rurales de

dispensaires convenablement équipés ;

- ériger, dans les villages de plus de 1000 habitants, un centre de santé

intégré fonctionnel sur toute l’année ;

- former en plus grand nombre et motiver les personnels de santé ;

- rendre accessibles à tous les soins de santé et les médicaments.

c/ Restructurer la protection sociale pour l’étendre, dans ses aspects de base,

à l’ensemble de la population.

L’évolution en cours de la protection sociale sera poursuivie aux fins de :

- refonder la sécurité sociale pour qu’elle profite désormais à tous,

notamment dans les circonstances de la maladie et de la perte du revenu

principal ;

- parvenir à procurer les soins de santé primaires à tous les Congolais contre le

paiement d’un forfait minimal supportable par tous ;

- réinsérer dans la société, par des mécanismes appropriés de sécurité

sociale, les enfants abandonnés, les chômeurs, les personnes frappées d’un

grave handicap et les autres catégories de la population vivant encore en

marge de la société.

d/ Améliorer le cadre de vie, les lieux des activités collectives et protéger

l’environnement.

Il s’agira de :

- créer des villes nouvelles modernes et continuer de refaire le lotissement

dans les villes existantes pour les mettre aux normes des villes modernes ;

- accroître significativement l’offre publique des logements sociaux au profit

de salariés aux faibles et moyens revenus ;

- renforcer ou faire créer, le cas échéant, le service de voirie urbaine dans

chaque ville, chaque chef-lieu de district ou dans chaque communauté

urbaine ;

- aider, par le truchement des subventions ou de prêts, les collectivités locales

à se doter d’outils adéquats de salubrité publique ;

- améliorer la gestion des aires protégées ;

- veiller à la préservation de l’environnement ;

- poursuivre l’effort engagé dans l’exploitation des ressources naturelles

respectueuse de l’environnement.

e/ Renforcer la gestion forestière.

Il s’agira d’améliorer la contribution du secteur forestier à l’économie

nationale et poursuivre l’effort engagé dans la rationalisation de la gestion

des ressources forestières, notamment par :

- l’aménagement durable et la certification à terme de l’ensemble des forêts

de production ;

- l’utilisation de pratiques forestières respectueuses de l’environnement et de

l’intérêt général ;

- la transformation plus poussée et diversifiée des bois dans le pays ;

- la promotion de la sylviculture et la valorisation des plantations forestières

villageoises, communautaires et privées ainsi que les produits forestiers non

ligneux ;

- la mise en valeur du tourisme écologique et cynégétique ;

- le renforcement des capacités opérationnelles de l’administration et des

entreprises forestières ;

- la diversification et le renforcement des financements du secteur forestier et

de la coopération dans les processus de gestion forestière et sur le

changement climatique.

f/ Soutenir la science, particulièrement la recherche appliquée, et

promouvoir la maîtrise des technologies en phase avec les besoins du

développement.

Une nouvelle politique nationale de développement de la recherche

scientifique et de la maîtrise des technologies entrera en vigueur au début du

nouveau septennat.

Elle implique de :

- créer d’instituts publics de recherche dans les domaines d’utilité pratique

comme ceux de l’agronomie, de la foresterie, de la santé, de la géologie, de

l’ingénierie, de la vie en société et d’adaptation des technologies ;

- regrouper les centres publics de recherche existants, aujourd’hui disséminés

et insuffisamment équipés, dans les nouveaux instituts de recherche, en

fonction de leur objet ;

- garantir à la recherche un soutien constant par la mise en place d’une

provision pour la recherche développement et la maîtrise des technologies,

qui contribuera ainsi à porter à 1 % du PIB (cf loi 15/ 95) l’effort financier

national en faveur de la recherche.

g/ Démocratiser la culture et la pratique du sport tout en veillant au

développement de l’élitisme dans les sports de compétition.

Œuvre assez largement amorcée dans le cadre de la Nouvelle Espérance,

particulièrement avec la municipalisation accélérée, l’investissement dans le

secteur de la culture et dans celui des sports demeurera soutenu.

En matière de promotion de la culture, des arts et de la valorisation du

patrimoine immatériel de notre peuple, le gouvernement continuera de :

- enrichir, protéger et illustrer le patrimoine culturel de la nation ;

- réhabiliter musées et lieux de mémoire ;

- mettre en place des maisons de la culture et des salles de spectacles à

travers l’ensemble du pays ;

- ériger des monuments pour honorer la mémoire et perpétuer le souvenir des

plus dignes des enfants de la patrie.

Dans le domaine des sports, le gouvernement se donnera pour devoir de :

- continuer de mettre en place ou de réhabiliter des installations sportives

dans les communes, les chefs-lieux de départements, de districts et dans les

communautés urbaines ;

- créer des écoles spécialisées devant contribuer à la structuration et au

développement de l’élitisme sportif ;

- mettre au niveau des autres établissements du même genre l’institut

national des sciences de l’éducation physique et sportive.

h/ Lutter contre la vie chère par la revalorisation régulière du pouvoir d’achat

et par la maîtrise des prix.

Après avoir effacé, pendant le septennat qui s’achève, les abattements de

27,5 % des salaires des fonctionnaires, il sera mis fin, au cours du nouveau

septennat, au blocage des salaires et partant aux avancements sans effets

financiers dans la fonction publique.

Parallèlement, des actions structurées (cf. la deuxième partie du présent

projet de société) seront mises en oeuvre pour augmenter la production

nationale et contribuer à une meilleure maîtrise de l’évolution des prix,

notamment les prix de biens et services de première nécessité.

(4 promesses NON-tenues SUR 4)

Promesse non tenue

8. MODERNISER LA GOUVERNANCE ECONOMIQUE PUBLIQUE

Les promesses

« Le fait incontestable est qu’à ce jour, il n’est ni de secteur public ni de secteur

privé, dans notre pays, capable de lancer et d’entretenir seul les processus

d’industrialisation, du développement à grande échelle de l’agriculture et

des services utiles à l’économie. En faisant le choix d’industrialiser et de

moderniser le pays, on choisit par la même de renforcer à la fois le secteur

privé et le rôle catalyseur de l’Etat dans le processus opérationnel du

développement.»

a/ Faire intervenir l’Etat pour susciter et stimuler les activités économiques

Il reviendra à l’Etat de :

- encourager et faciliter la création des entreprises pour telle ou telle activité

jugée indispensable à la bonne structuration et au développement de

l’économie nationale ;

- soutenir et aider les entreprises travaillant à l’épanouissement des activités

ainsi retenues.

b/ Rechercher des partenaires viables et expérimentés pour créer des

entreprises mixtes

Dans les cas où l’encouragement ne suffirait pas à donner naissance aux

activités dites indispensables, il sera du devoir de l’Etat de :

- négocier et obtenir le partenariat des grandes entreprises évoluant dans le

secteur ou dans la branche d’activités que l’Etat souhaite voir se développer

;

- réunir les conditions et les garanties nécessaires pour attirer les investisseurs

privés dans le cadre des « joint-ventures » ;

- mettre en pratique des règles de sa participation qui ne lui feront pas porter

toutes les charges et pertes contre la gestion et les profits réservés aux

partenaires.

c/ Créer, le cas échéant, des entreprises publiques pour des activités bien

ciblées

A défaut d’entreprises privées ou mixtes pour l’exploitation des activités d’une

importance capitale, l’Etat se chargera de :

- donner vie à ces activités par la création des entreprises publiques ;

- confier la gestion de ses entreprises aux plus méritants, même s’ils ne sont

pas de nationalité congolaise ;

- signer de contrats de performances avec les gestionnaires des entreprises,

leur donner les moyens d’action et faire évaluer périodiquement leurs

performances ;

- mettre les entreprises et leurs gestionnaires à l’abri des immixtions politiques

et des décisions de la bureaucratie ;

- ouvrir le capital de chaque entreprise, au fur et à mesure de la maturation

de ses activités ;

- privatiser, si c’est nécessaire, les entreprises publiques dont les activités

seront tombées dans le domaine de la concurrence.

d/ Promouvoir de nouveaux financements de l’économie nationale

Le système financier national actuel, composé essentiellement des banques

commerciales, ne s’est pas montré performant dans le financement de

l’économie nationale. D’où l’impérieuse nécessité, pour l’Etat, de :

- promouvoir de nouveaux financements qui seront le plus possible adaptés à

l’objet à financer ;

- s’impliquer directement dans la mise en place des mécanismes de

financement appropriés à telle ou telle activité d’importance capitale ;

- mobiliser davantage les ressources intérieures, avec une fiscalité réformée,

et les ressources extérieures, avec une politique proactive de coopération

internationale, pour les orienter vers les investissements productifs ;

- créer des fonds départementaux de développement, financés entre autres

par la « PID », ayant pour objet principal la promotion des investissements

dans chaque département du pays ;

- participer, de préférence en tant qu’actionnaire minoritaire, à la création

des banques spécialisées (dans le financement de l’agriculture, des

industries, des travaux publics, du commerce, des services et autres activités

spécifiques) et des sociétés de capitaux à risque ou sociétés d’investissement;

- appuyer fortement la création des institutions privées de financement

adaptées à l’échelle des villages, des districts, des coopératives, des petites

et moyennes entreprises.

Par thème

II/ L’INDUSTRIALISATION DU PAYS

(10 promesses NON-tenues SUR 10)

Promesse non tenue

6. INDUSTRIALISER LE PAYS PAR LES SERVICES

Les promesses

« On ne saurait concevoir une bonne montée en puissance de l’agriculture et

de l’industrie sans un accroissement parallèle des services.

Aussi, l’Etat se dotera t-il d’une politique adéquate de développement des

services dans les principaux domaines ci-après :»

- transport (de personnes et de biens par tous les moyens possibles) ;

- logistique (entreposage, gestion de la chaîne d’approvisionnement, transit,

etc.) ;

- commerce (de gros, demi-gros et de détail) ;

- finances (banques d’affaires, société de capital-risque,

sociétés d’assurance, etc.) ;

- aide aux entreprises (comptabilité, audit, conseil, recrutement, etc.) ;

- technologies de l’information et de la communication ;

- immobilier (pour la vente, l’achat ou la location des biens immobiliers) ;

- locations diverses (de biens d’équipement, de consommation

et de biens intermédiaires) ;

- loisirs (vacances organisées, organisation des spectacles

et des expositions, etc. ;

- services publics (enseignement, formation spécialisée, santé, etc.).

Pour tous ces domaines, l’Etat encouragera et soutiendra l’investissement

privé par des mécanismes appropriés tels les prêts et avances de l’Etat aux

investisseurs, la bonification des crédits obtenus par les entreprises auprès des

banques nationales, etc.

(3 promesses NON-tenues SUR 3)

Promesse non tenue

8. CREER LES CONDITIONS DE L’EMERGENCE

D’UNE INDUSTRIE LOURDE

Les promesses

« Parallèlement au développement de toutes les industries, dont on a déjà fait

mention, il sera exploité, avec un fort engagement de l’Etat, toute possibilité

d’installation au Congo des industries dites lourdes (sidérurgie, métallurgie,

machines-outils, mécanique, production du gros matériel électrique,

automobile, etc.) tournées principalement vers l’exportation.

Il s’agira, dans les premières années à venir, de : »

- nouer le dialogue avec les industriels opérant dans les branches dites

lourdes de l’industrie afin d’avoir la parfaite connaissance de leur demande

dans la perspective d’un transfert, ne serait-ce que partiel, d’activités en

faveur de notre pays ;

- mettre en place, par l’Etat et le cas échéant par l’industriel intéressé, les

conditions nécessaires au déploiement de l’activité au Congo ;

- créer un fonds spécial d’encouragement d’implantation des industries

lourdes, fonds financé principalement par une taxe spéciale payée par les

industries existantes devenues matures.

(6 promesses NON-tenues SUR 6)

Promesse non tenue

4. INDUSTRIALISER LE PAYS PAR LA PRODUCTION LOCALE DES BIENS MANUFACTURES

Les promesses

« Eu égard à l’étroitesse du marché national, cette option d’industrialisation

doit viser principalement le marché régional avec ses 125 millions de

consommateurs aujourd’hui et vraisemblablement plus de 150 millions en fin

d’année 2016.

En ayant en ligne de mire le marché unique de la CEEAC, il sera opportun,

dès le début du nouveau septennat, de : »

- investir de façon conséquente dans l’aménagement des sites touristiques

(parties littorales et zones à l’intérieur du territoire d’intérêt touristique, les aires

protégées pour l’écotourisme à travers) ;

- favoriser, par des incitations multiples, le développement dans le pays des

moyens de transport de toutes natures (maritimes, fluviales, aériens, terrestres

et ferroviaires) pour accompagner l’essor du tourisme ;

- appeler et encourager l’investissement privé à se déployer massivement

dans l’industrie du tourisme national ;

- lancer, en partenariat ou à sa seule initiative, certaines activités fondatrices

de l’industrie touristique (construction de grands hôtels et de centres de loisirs,

valorisation de la culture, des arts nationaux et des lieux historiques, etc.) ;

- créer un office de promotion de l’industrie touristique chargé, entre autres,

d’attirer les « tour-opérateurs » à investir dans le pays et de rechercher des

financements, auprès des institutions financières multilatérales et étrangères

(Banque mondiale, PNUD, BAD, AFD, etc.) pour soutenir le programme de

développement du tourisme au Congo ;

- créer l’agence nationale du tourisme en charge de la promotion du Congo,

à l’intérieur et à l’étranger, comme lieu touristique.

A l’exemple des pays qui encouragent le tourisme, celui-ci devra contribuer,

au terme du septennat, pour plus 10% au PIB de notre pays.

(10 promesses NON-tenues SUR 10)

Promesse non tenue

1. AIDER A CONSOLIDER, A DIVERSIFIER ET A AUGMENTER LES CAPACITES DES INDUSTRIES EXISTANTES

Les promesses

« Les principales industries existantes, en dehors de celles d’extraction des

matières premières, sont les brasseries, les sociétés d’eau minérale et les unités

de transformation du bois.

Toutes ne sont pas suffisamment diversifiées et couvrent difficilement

l’ensemble de la demande effective nationale des produits qu’elles mettent

sur le marché.

Il y a donc nécessité de : »

- consolider la stabilité politique, la stabilité macroéconomique et sociale

pour continuer d’offrir à ces industries un cadre propice à leur

développement ;

- poursuivre l’amélioration des infrastructures économiques et sociales utilisées

par ces industries pour rendre ces dernières plus performantes ;

- alléger les coûts de leur production par l’offre des services publics (fourniture

d’électricité, adduction d’eau, moyens de communication et de

télécommunication, …) à bas coût ;

- protéger les industries nationales de la concurrence déloyale ou du

dumping ;

- ne pas décourager l’activité par une imposition trop forte ;

- éliminer les réglementations et les contrôles excessifs de l’Etat qui sont de

nature à décourager l’exercice des activités industrielles ;

- accorder des aides et de prêts publics directs aux industries existantes pour

leur diversification plus poussée ;

- favoriser l’émergence et le développement des classes moyennes pour

relever le niveau de la demande profitant à ces entreprises ;

- inciter à la constitution permanente de l’épargne nationale aux fins de

mettre à la disposition de ces entreprises, par le truchement des banques, des

crédits à moyen et long terme devant leur permettre de renouveler ou

d’augmenter leurs capacités de production ;

- fournir aux industries existantes, grâce au système éducatif modernisé, une

main d’oeuvre hautement qualifiée.

Par thème :

  • Croissance
  • Emploi
  • Finances
  • Crise de la dette
  • Europe
  • Fiscalité
  • Protection sociale
  • Logement
  • Questions de société
  • Education
  • Énergie
  • Santé
  • Médias/Numérique
  • Religion
  • Institutions
  • Justice
  • Sécurité
  • Politique étrangère

En tous points, nous voyons, à ce jour, 5 ans après son deuxième septennat, que rien n'est fait pour sortir le pays de l'ornière. Les « sassouisstes » dirige pour l'Histoire. Mais ils ont aussi perdu l'insouciance. S'en sont-ils rendu compte ?

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