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Leader Politique - Foryblan Dash BAKOULA. K

La vocation des professeurs/enseignants/instituteurs au Congo...l’avenir.

13 Mai 2013 , Rédigé par Son Excéllence Foryblan Dash BAKOULA, Chargé de Mission, Travail, Emploi, Formation professionnelle, dialogue social, entrepeneuriat.

Quels profs pour demain pour nos enfants au Congo ? Laminés sous les règnes de Sassou-Nguesso, confrontés durant trente ans aux abandons, aux coupes budgétaires, aux absences de reconnaissances en tout genre, les enseignants congolais laissent à présent percer leur malaise. Dévalorisés, déclassés, envahit par les antivaleurs, la corruption, la débauche, ils ont vu leur autorité s’émietter, face à des classes nourries à Internet et qui ne reconnaissent plus forcément la figure tutélaire d’antan. Pourtant, la passion pour le métier est bien là.

Elle transparaît dans les portraits que nous dressons de cette nouvelle génération qui façonnera l’école des prochaines décennies au Congo, si t’entait qu’ils en aient les moyens, ou quand les leurs en donnent. Avec à chaque fois ce même enthousiasme à transmettre le savoir. Dans cet énorme chantier, le gouvernement actuel de dénis sassou-nguesso a une occasion à saisir : celle de redonner de la confiance aux jeunes enseignants en tenant son engagement à faire de l’éducation une priorité nationale dès 2014.

Sassou-Nguesso doit ouvrir la voie et démontré qu’il est prêt à recruter pour pallier la pénurie, mais aussi à revaloriser les salaires d’une profession trop peu payée et à développer la formation de ceux qui forment nos enfants. C’est seulement au prix d’un vaste réinvestissement dans l’éducation au Congo que l’on pourra retrouver des profs plus apaisés, des enfants hyper bien formés.

Mais, attention, cette refondation que nous appelons de nos vœux ne doit souffrir d’aucun tabou et inclure évidemment la réforme des rythmes scolaires. Aux nouveaux profs congolais de faire aussi ce pari sur l’avenir, pour enfin réinventer leur métier et faire face à ses défis sociaux, économiques et technologiques. En prenant soin d’éviter des réflexes corporatistes, tribalistes, trop souvent tournés vers le passé. Le Congo n’en a point besoin.

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