On récolte ce que l'on sème.
Dans une société dont l'échelle des valeurs est indexée sur ce que l'on « représente professionnellement », la meilleure façon de procéder est de favoriser une vraie décentralisation au Congo et redistribuer le fruit de notre prospérité aux populations afin de ne pas créer les conditions de pauvreté propices à la montée des violences et des fanatismes. Plus de 50% de nos ressources devraient-être redistribuées aux quelque 200 districts du pays pour qu'ils puissent assurer les services de base.
Tout, en réalité, est question d'éducation.
Il nous faut conjurer « le sort » sur le pétrole car nous sommes un pays stable et démocratique où les gens sont (selon les avis) libres de s'exprimer, où la société civile est (selon les avis) forte, où les médias sont (selon les avis) dynamiques. Nous devons mettre en place une législation transparente en la matière. Tous les ans, les ministres doivent rendre des comptes devant le Parlement et expliquer comment ils ont utilisé l'argent du pétrole et du bois. Ce sont des garde-fous.
Le futur n'a jamais été aussi prometteur au Congo et pour les Congolais. Grâce à la manne pétrolière, nous avons l'opportunité de transformer notre nation. Nous devons nous donner les moyens de faire en sorte que le Congo soit un pays à revenu moyen, au moins pour les générations futures.
Gérer les revenus du pétrole et du bois, mais aussi les revenus périphériques de nos autres richesses comme cela se fait depuis maintenant trente ans au Congo n'est en aucun cas de l'économie, cela s'appelle gérer la rente et faire des congolais d'éternels assistés ! Aucun investissement productif depuis des décennies ! Malgré une conjoncture économique exceptionnelle, on continue à dépendre des hydrocarbures à 98 %. Aucune vision à long terme. La corruption, on en a fait une institution.
Essayer de trouver des avantages à des inconvénients est totalement grotesque de la part de certains. Le patriotisme ce n'est pas défendre l'indéfendable, c'est reconnaître les problèmes, les affronter avec courage et essayer de trouver des solutions.
Pour commencer à nettoyer les parasites et redresser le pays, il faut les dénoncer, il faut les stigmatiser et les montrer du doigt. Le problème, c’est qu’il y a des simples d'esprits qui dès qu'on dénonce une mauvaise chose, les mauvaises choses du Congo, de sa gestion « épicière » ils l’assimilent à une attaque contre. Critiquer l’État, critiquer une gestion, critiquer une gouvernance publique ce n'est pas critiquer la patrie. Au final, il y a celles et ceux qui défendent le système actuel, par clientélisme, par intérêt par subtilité ou par ignorance, qui crient au scandale et à l'agression contre le régime actuel dès qu'une moindre remarque ou critique est formulée contre un tel système. Et puis, il y’a tous les autres qui ont compris que ce pouvoir n’est ni mbochi ni du Nord, mais il est clanique, personnel.
Avec toute la pauvreté qu’il ya au Congo, il n'y a pas d'autre option que la droite-sociale, le progressisme. Le marché ne peut pas tout déterminer, toute croissance doit être répartie équitablement et se traduire par des créations d'emplois. C'est l'ambition des intellectuels et lettrés du Think tank Génération Tangible – Le Bloc Tangible.
Le Congo doit pouvoir créer une dynamique pour ses populations afin de rééquilibrer les territoires en matière d’emploi et d’économie, car nous avons un vrai déficit. Il faut créer pour développer la règle des trois tiers : emploi, logement, équipement public. Moderniser nos villes tout en gardant l’esprit du bien vivre ensemble, avec un socle : la famille congolaise.
Malheureusement, pour le moment en tout cas, le Congo ne maîtrise pas son économie et la vend à n'importe qui. L'État ne peut pas tout, mais l'État peut beaucoup pour les congolais.
Petit point important : n’oublions pas… Le passé est le passé, le présent est déjà le passé. Et le futur est en marche… !
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